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 open your door. (penny)

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MessageSujet: open your door. (penny)   Mar 24 Oct - 22:46

Ma vie, elle est semblable qu’avant. Identique. Les soirées quotidiennes, les mêmes soirées qui se ressemblent, toute. Les mêmes potes, ou presque, les mêmes garçons, les mêmes verres, la même musique. Tout pareil. Comme si rien n’avait changé, comme si rien de nouveau n’avait affecté mon quotidien. Et pourtant, c’est faux. C’est faux, et je le sais. Et c’est surement cette conscience, ce savoir qu'elle est de retour en ville qui fait grandir en moi ce sentiment de rage, de questionnement, d'impuissance. Ça par contre, c’est nouveau. Rare sont les fois où je me suis senti coupable. Mais aujourd’hui c’est différent. Ce n'est pas le même sentiment, c’est un sentiment plus fort, plus franc. Quelque chose de plus réel. C’est peut-être le sentiment de ne pas avoir été capable de garder l'être la plus importante à mes côtés, de ne pas avoir été à ses côtés quand elle est partit. Avec elle. Ta meilleure amie. Penny. Peut-être qu'elle serait resté, si j'avais pu lui demander. C’est vrai. Pourquoi est-elle partit du jour au lendemain alors que la veille vous étiez posées sur un toit de la ville à contempler la ville sous vos pieds ? Trop de questions laissés sans réponse et ça me mets dans une rage indomptable de ne pas savoir. Alors quand Lexa m'a annoncé qu'elle avait vu Penny dans un restaurant de Bristol, travaillant comme serveuse, je n'ai pas hésité une seule seconde à refuser l'offre de ma bande de pote à me joindre à eux pour boire un verre. Et tapis dans l'ombre d'une ruelle, en diagonale du restaurant, je guette la sortie de Penny. J'ai du mal à rester en place, mes jambes préférant sans doute fuir que de faire du surplace. À croire que je fais tout ton possible pour rester là le plus longtemps, pour ne pas fuir ces éventuel retrouvailles et les réponses qu'elle se devait de me fournir, et dont je n'étais pas sûre d'être prête à entendre. Soit pas une lâche Effy, soit courageuse, affronte ce fantôme de ton passé. Puis quand elle finit enfin par pointer le bout de son nez, je frissonne de la tête au pied, mon coeur manquant un bond. Alors qu'elle se met en route, je jette mon mégot de joint au sol, avant de la suivre de loin, subtilement, cachée dans les ombres de la nuit. J'aurais très bien pu aller tout de suite à sa rencontre, crier son prénom et lui faire face, mais je voulais savoir où elle vivait, où elle se cachait, où elle se planquait. De cette façon, elle ne pourrait plus me fuir, m'échapper.

Après une vingtaine de minutes, je la vois finalement entrer dans un immeuble, je m'empresse de m'y rendre et regarde ce dernier à travers la vitre et je la vois passer la porte de ce qui semblait être son appartement. Sur le coup, j'hésite quelques secondes à rebrousser chemin. Avais-je vraiment envie de me retrouver face à elle ? De voir l'émotion de surprise traverser les traits de son visage ? Traits de son visage que je connaissais par coeur depuis déjà bien longtemps. Traits de son visage qui ne s'est jamais dissipé de mon esprit depuis son départ. Parce qu'elle était importante à ma vie, Penny, essentiel aussi. À croire que ce n'était pas réciproque. Et c'est cette pensée qui me poussa à pousser la porte de l'immeuble et de monter les escaliers deux par deux jusqu'à sa porte d'entrée. Un, deux, trois coup. La porte s'ouvrit. Avant même que la porte s'ouvre complètement, je pousse cette dernière et j'entre en l'intérieur sans m'annoncer. Dos à elle, le capuchon de ma veste en cuire sur ma tête, je doute qu'elle arrive à me reconnaître. Puis avant même qu'elle aille temps de se poser la moindre question, je me retourne vers elle, retirant le capuchon de sur ma tête et je planta mes iris dans les siens. Surprise. « Alors, c'est ici que tu te caches depuis toutes ces années ? » Mon regard est froid, ma voix rempli de reproches. Mon sang bouillonnent à l'intérieur de mes veines, j'ai le coeur qui palpite. « Je dois faire les présentations ou tu te souviens de moi ? » Question lourde de sens, mais qui me procure une satisfaction malsaine à prononcer.



Dernière édition par Effy Prescott le Jeu 26 Oct - 20:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: open your door. (penny)   Mer 25 Oct - 0:42


u.c
@u.c / u.c

Ma vie est loin d'être identique à celle d'avant, au contraire, mais cela n'a pas été chose facile à faire. J'ai dû m'éloigner des gens que j'aimais plus que tout pour sauver ma peau, pour ne pas sombrer encore plus. Ma vie débutait et j'avais l'impression par moment d'avoir déjà un pied dans la tombe, à force d'être dans cet univers toxique. La pire chose que j'ai du faire, c'est de m'éloigner d'eux; de les rayer de ma vie alors que l'on clamait haut et fort que nous étions une famille. J'ai misérablement craché sur cette promesse en disparaissant sans donner de nouvelles. Un regret que j'ai en travers de la gorge aujourd'hui, mais à un moment décisif; j'ai du prendre la décision de me choisir sinon je risquais de mourir. Non pas à cause d'eux directement, mais l'environnement et la vie dans laquelle nous étions plongés. Maintenant, j’ai un boulot comme serveuse et j’aide mon frère au garage où il bosse, j’ai un toit sur la tête et je n’ai pas la crainte qu’on vienne me couper l’électricité parce que je n’arrive pas à payer préférant faire passer ma consommation avant le reste. J’ai dû faire un choix, le pire choix de toute ma vie; mais quand les moments de doutes s’estompent, je sais que j’ai fais la meilleure chose pour moi. Je sais aussi que les autres risquent de voir cela comme une trahison et c’est pour cette raison que je n’ai pas repris contact avec eux. Manque de courage de ma part de les affronter, de croiser leurs regards et voir la déception dans ceux-ci; un mélange de tout ça. Étrangement, la seule que j’ai peur d’affronter c’est Effy; ce bout de femme tellement important à ma vie, celle qui m’a fait entrée dans cette famille. Je connais Effy par cœur, je sais à quel point elle m’en veut. Cette fille est une vraie tempête et je risque d’avoir ces fougues si jamais je venais à recroiser sa route.

Mes yeux se glissent sur l’horloge accroché au mur du restaurant et je soupir doucement alors que je retire mon tablier. J'ai pris soin de compter l'argent de la soirée dans le tiroir caisse et maintenant, j'ai qu'une envie c'est d'aller prendre une douche pour retirer cette odeur de friture qui me monte au nez et me coucher. Je quitte le restaurant prenant la direction de mon appartement, mon petit nid que je me suis créer au fil du temps. Je marche d'un bon pas, l'air frais fouette mon visage et je finis par atteindre l'immeuble; je m'y engouffre sans attendre prenant la direction de mon appartement, j'y entre refermant derrière moi. J'ai à peine le temps de retirer mon manteau qu'on frappe à la porte. J'ai à peine le temps d'ouvrir de voir qui cela peut être; qu'on entre chez moi sans demander son reste. J'ai le coeur qui s'emballe dans ma poitrine et le sang qui se fige sur le coup de la surprise. Mon cerveau roule à cent à l'heure alors que je vois le dos de l'individu et sa veste; malgré que l'action se déroule rapidement, je déduis que c'est une femme dû à sa silhouette. Je n'ai pas le temps d'ouvrir la bouche que l'intrus retire son capuchon se tournant vers moi. Ses prunelles qui heurtent les miennes, j'aurais dû me douter que la situation finirait par se produire; Effy est la seule acharnée que je connaisse. Pourtant, malgré que j'aille déjà imaginé des retrouvailles avec elle, la surprise est grande et ça se voit dans mon regard alors qu'on se dévisage. Elle n'a pas changée, pourtant lorsque ces mots franchissent sa bouche j'ai l'impression d'avoir une autre femme devant moi. « Alors, c'est ici que tu te caches depuis toutes ces années ? » Je ne retrouve pas la chaleur bienveillante dans son regard, comme autrefois, il y a quelque chose de distant et de différent, ça me fait mal. « Je dois faire les présentations ou tu te souviens de moi ? » Je ne peux pas m'empêcher de venir à secouer un peu la tête en entendant ces dires. Ça pourrait presque m'arracher un rire, mais la situation ne s'y prête pas. « Tu fais toujours dans les entrées remarquées à ce que je vois...» Que je réussis à dire après que la tension de la surprise soit un peu descendue. Effy ne se laisse pas impressionner par rien ni personne, les regards se tournent souvent sous son passage; mais elle continue sa route comme si elle ne devait rien à personne. « Mais c'est du grand Effy Prescott, pourquoi je serais surprise.» Phrase qui signifie, tu vois je me souviens de toi; je ne t'ai pas oubliée, j'ai rien oubliée contrairement à ce que tu as pu croire et entretenir toutes ces années.
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MessageSujet: Re: open your door. (penny)   Jeu 26 Oct - 21:12

Je suis là, devant ce fantôme de mon passé. Penny, elle a laissée un grand vide dans mon coeur quand elle est partie. Quand elle m'a abandonnée comme si j'étais qu'une merde sans importance, du jour au lendemain, face à la vie qui ne cessait de me foutre dans la merde. Je la connaissais depuis pratiquement toujours, cette fille aux allures sauvages, au comportement de feu. Un peu comme moi. Nous étions semblable à l'époque, elle et moi. Et même si j'avais d'autres potes, elle restait la personne la plus importante à ma vie. Parce que j'avais pas réellement de famille, moi. Non. Ma mère ne représentait pratiquement rien à mes yeux, se contentant toujours de me rabaisser, me rappelant sans cesse que je ne ferais jamais rien de ma vie, que je ne valais pas mieux que mon père. Père que je n'ai jamais connu. Père qui n'a jamais voulu faire ma connaissance. Mais elle avait tord, j'étais beaucoup plus intelligente qu'elle pouvait le croire. La preuve, j'ai coupée les ponts avec elle, n'ayant pas besoin de cette relation toxique. De ses jugements. Parfois, il m'arrive de penser que c'est probablement de sa faute si je suis comme je suis, aujourd'hui. Si j'ai un coeur de pierre, une rage indomptable qui brûle en moi. J'en veux au monde entier, depuis toujours. Ma bande était ma famille. Penny était ma famille. Était. Parce que jamais je n'ai oubliée à ce qu'elle m'avait causée comme maux de coeur. Alors debout face à elle, je ne peux m'empêcher de la fixer, de mes yeux qui la fusillent du regard. Elle me fait repenser au passé. Passé au quel j'ai longtemps essayé de tirer une croix, tant il m'avait été difficile de l'oublier. Plus rien n'avait été pareil après son départ. J'avais changé, d'autres dirons que j'ai régressée, mais il serait plus juste de dire que j'ai évolué. Qu'aujourd'hui, je ne laisse plus la chance à quiconque de me blesser. « Tu fais toujours dans les entrées remarquées à ce que je vois...» C'est donc tout ce qu'elle trouve à me dire ? La rage me noue l’œsophage, mes paumes de mains se crispent, fort, j'ai envie de tout casser, tout briser, devenir animale, sauvage, mais je me retiens. Parce que c'est la seule chose que je puisse faire. Parce que je doute qu'elle accepterait de répondre à mes nombreuses questions si je vandalise son appartement. « Mais c'est du grand Effy Prescott, pourquoi je serais surprise. » Ça me fait comme une sensation amère au creux de l'estomac de l'entendre ressasser le passé, de l'entendre me dire qu'elle n'était pas impressionnée. Parce qu'elle me connaissait bien Penny, plus que n'importe qui. Et d'un coup, ça me fait drôle de me retrouver face à elle, parce que sa dernière phrase m'a presque fait sourire. Presque. Et parce que ça fait depuis un bon bout de temps que je m'étais faite à l'idée qu'elle ne faisait plus partie de mon monde à présent. Et qu'elle n'en ferait probablement plus jamais partie. C'est ce que je croyais et je me surprend une seconde à en douter, mais je m'abstiens de le montrer. Je crois qu'elle a jamais réalisé à qu'elle point j'ai pu souffrir de son départ. Comme un abandon. Une trahison. C'est comme ça je l'avais perçu, que je l'avais ressentie. Et même encore aujourd'hui. Longtemps je me suis fait des films de nos retrouvailles dans mon esprit, je m'imaginais lui en coller une et lui faire payer la douleur qu'elle avait pu me causer. Parce que son départ précipité avait eu pour effet comme un coup de poing en plein coeur. Ça faisait mal, même si la douleur s'était accentué avec le temps. Mais même si elle se trouvait enfin devant moi, j'allais certainement pas la frapper , parce que jamais je pourrais la faire souffrir intentionnellement. Mais j'avais vraiment pas envie qu'on me pousse à bout, avec des excuses et des paroles qui ne valent plus un clou. Ce que je voulais, c'était des explications et la vérité. « Fait pas la maligne Penny. Tu sais pourquoi je suis là. » Je la regarde avant de soupirer bruyamment, prenant un joint au fond de mon paquet de clope. « Mais si on doit se la jouer vérité et sentiment, je crois que je vais avoir besoin d'un remontant. » J'allume mon bédo en prenant une grande inspiration, avant d'observer la fumée s'échapper d'entre mes lèvres, puis je m'adosse contre le mur froid de son appartement, reprenant la parole. « Je suis pas là pour entendre tes excuses, Penny. Si tu savais comment j'en ai plus rien à faire depuis le temps. » Faux. Je mens, mais elle n'avait pas besoin de le savoir. Mon regard est froid, ma voix glaciale, mais je poursuis, après avoir pris une seconde touche de mon joint. « Qu'est-ce qui t'es passé par la tête, Penny ? Je savais pas qu'un sms était si difficile à envoyer.. Pourquoi ? Je veux simplement savoir pourquoi. » J'insiste sur le; pourquoi, en haussant le ton. Parce que j'avais besoin de savoir. De mettre une réponse sur cette question qui n'a jamais cessé de me hanter.

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MessageSujet: Re: open your door. (penny)   Mar 31 Oct - 21:48


u.c
@u.c / u.c

Je sais qu'Effy, elle est là pour obtenir des réponses à ses questionnements. Elle mérite d'ailleurs que je lui offre ces explications, mais j'ai la peur au ventre. L'angoisse qui me monte à grande vitesse et j'ai l'impression qu'au moment où je vais ouvrir la bouche, je vais perdre tout mes moyens. J'essaie de me la jouer cool, mais c'est pour cacher mon inconfort de la revoir là devant moi. Je suis heureuse de la voir, mais en même temps elle me ramène dans des séquences de mon passé que je n'avais pas réellement envie de revisiter.  «Fait pas la maligne Penny. Tu sais pourquoi je suis là. » Oui je sais, je sais très bien même. L'entendre soupirer bruyamment de cette façon, me fend le coeur; je vois à quel point elle est blasée par la situation, qu'elle est blessée aussi; je l'ai blessée. Puis voilà, qu'elle sort machinalement quelque chose de son paquet de cigarettes; un joint, un vulgaire joint, rien de bien inoffensif et pourtant j'ai l'impression que ma bouche devient sèche soudainement.  « Mais si on doit se la jouer vérité et sentiment, je crois que je vais avoir besoin d'un remontant. » Elle allume son bâton toxique sans scrupule et sans gêne. Son action me donne une excuse pour bouger et me diriger vers la fenêtre pour l'ouvrir un peu, j'ai besoin d'air frais; besoin de me déplacer aussi dans mon environnement, peut-être que je réussirai mieux de cette façon à tout lui expliquer. « Je suis pas là pour entendre tes excuses, Penny. Si tu savais comment j'en ai plus rien à faire depuis le temps. » Je me retourne brièvement vers elle, mes lèvres se pincent devant la dureté de ces paroles, mais je ne riposte pas; je sais qu'elle a entièrement raison d'agir comme elle le fait. J'essaie de placer un mot, mais elle poursuit faisant en sorte de repousser le moment fatidique. Ça me permet de me calmer, d'aligner les mots correctement dans ma tête pour faire des phrases complètes et cohérentes. « Qu'est-ce qui t'es passé par la tête, Penny ? Je savais pas qu'un sms était si difficile à envoyer.. Pourquoi ? Je veux simplement savoir pourquoi. »

Mes iris foncés s'encrent dans les tiennes, je sens une certaine lourdeur enveloppé la pièce et je réalise que c'est à mon tour de parler, que le moment est enfin venue de m'expliquer. Au pied du mur, je n'ai pas d'autres choix; elle doit connaître la vérité, elle mieux que quiconque. « Je suis rentrée en désintox.» Dis-je, contrairement à ce que j'aurais cru, ma voix ne flanche pas; ma voix n'est pas un murmure à peine audible et je ne m'importe pas non plus. « J'étais arrivé à un point de non retour, c'était ça ou la mort.» Mot cru, mais triste vérité. Je ne détache pas mon regard du sien, l'air frais entrant par la fenêtre me fait brièvement frisonner me rappelant que je suis heureusement encore en vie. Que la vie vaut la peine d'être vécue, finalement. « J'aurais dû te prévenir, je le sais.. Mais, ça c'est passé tellement vite. Un coup rendu là-bas, je ne pouvais pas avoir aucun contact avec l'extérieur.» Cette fois, je baisse brièvement le regard; des souvenirs de mon séjour là-bas resurgissent dans mon esprit, j'aurais envie de prendre un remontant moi aussi pour chasser tout cela, mais je dois y faire face; ça fait partie de ma guérison psychologique une guérison longue et ardue. Je me racle la gorge alors que je sens l'émotion me gagner peu à peu, alors que je reviens me noyer dans ces iris clairs. « Je... je devais sauver ma peau.» Que j'avoue maladroitement, sauver ma peau au risque de briser des amitiés, des liens forts, de délaisser ma seconde famille. Étonnamment, je ne ressens plus ce poids lourd sur mes épaules, je me sens soulagée de m'être livrée à elle de cette manière; maintenant la balle est dans son camps.
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MessageSujet: Re: open your door. (penny)   Mar 7 Nov - 16:49

J'aurais voulu lui faire croire que son départ m'avait affecté, certes, mais pas autant qu'elle pouvait le croire. Même si c'est faux. Elle-même ne pourra jamais comprendre à quel point ça m'avait anéanti. Même si elle essaie fort, elle n'y arrivera jamais. Parce que c'était beaucoup trop gros comme douleur. Presque insupportable. Mais le mal est fait désormais et il est impossible de revenir en arrière. J'ai déjà perdu tellement de gens, jamais j'aurais pensé, qu'elle en moins, changerait quelque chose. Mais ça a fait basculé ma vie. J'ai survécu à tous ces oublis, à tous ces promesses envolés; promesses que l'ont s'étaient fait lorsque nous étions toujours des gamines. Mais je suis rester debout, parce que je suis forte. Enfin, c'est surtout un air que je me donne. Et à force, au fil des années, on s'habitue à l'absence, toujours. J'ai déjà pensé le contraire, mais c'est faux, le temps prend le dessus, le temps efface tout, absolument tout, la douleur, les déceptions. Et Penny n'a pas échappée à la règle, même si elle était toujours là, dans un petit recoin de mon esprit. Mais lorsque j'ai appris qu'elle était en ville, que Lexa l'avait vu, c'était comme un retour en arrière. Retour à la case départ. Tout ce que j'avais essayé de camoufler était remonté à la surface et c'est pour cette raison que je me tiens là, ce soir, devant elle. Si physiquement elle n'a pas changé d'une miette, je ne pourrais pas en dire autant, mentalement. Sa façon de parler, de pensée et d'agir ne sont plus du tout les mêmes qu'autrefois. À un tel point que j'ai l'impression de me trouver devant la copie conforme de ma meilleure amie, mais une personne totalement différente se trouvant à l'intérieur. Il y avait quelque chose de changé en elle et j'arrivais pas à savoir si j'avais pitié ou si ça me faisait flippé. Probablement, les deux.

« Je suis rentrée en désintox. » Elle a quoi ? Je prend quelques secondes à réaliser ce qu'elle vient de m'annoncer. Ses mots m'ont percutés de pleins fouets, comme si j'arrivais pas à croire à cent pour cent ses propos. Tout ça semblait tellement irréaliste. Penny, en détox ? Et puis quoi encore. Mais je la laisse terminer son récit, ne voulant pas manquer un mot de son histoire. « J'étais arrivé à un point de non retour, c'était ça ou la mort. J'aurais dû te prévenir, je le sais.. Mais, ça c'est passé tellement vite. Un coup rendu là-bas, je ne pouvais pas avoir aucun contact avec l'extérieur. » Je baisse le regard, commençant à comprendre l’ampleur de la situation. Elle était entrain de se détruire et nous, nous aidions pas à la cause. Mais elle aurait pu m'en parler. Elle aurait du, m'en parler; jamais je ne l'aurais laissé vivre ça toute seule. Je ne peux imaginer la galère, le calvaire, qu'elle a du vivre là-bas. L'enfer. « Je... je devais sauver ma peau. » Mon coeur menace de sortir de ma poitrine, mon sang se glace, je suis comme tétanisée, sur place. Mon regard passe d'elle à mon joint, entre mes doigts. Qu'est-ce que t'es conne, Effy, que je me dis silencieusement. Je m'approche rapidement d'elle et de la fenêtre et je lance mon bédo à l'extérieur, regrettant intérieurement tout l'herbe que je venais de gaspiller. Silencieuse depuis quelques secondes, je me tourne enfin ver Penny, mes iris croisent les siens et je suis pris entre l'envie de la prendre dans mes bras et de partir de cet appartement. Mais je reste, parce que j'ai encore des questionnements. Des choses à mettre au clair. « Depuis combien de temps ? Depuis combien de temps t'es dehors, Penny ? » Depuis combien de temps t'es sorti de détox, depuis combien de temps t'es à l'extérieur et que tu ne m'as pas tenté de reprendre contact ? Je soupire et passe une main sur mon visage. Trop d'émotions en même temps, j'avais l'impression que je n'allais plus tarder à exploser. « Pourquoi c'est moi qui ai dû aller à ta recherche ? Pourquoi tu m'as pas appelée lorsque t'as quittée la détox ? T'es guérit, non ? » Je parle comme si c'était une maladie. Mais c'est ce que c'était au fond, la drogue et l'alcool créer une dépendance qui devient mental. Ça gâche des vies, des amitiés aussi, Penny en est la preuve. Face à Penny, j'ai du mal à accepter qu'elle a changée, pourtant il faut que je me fasse une raison; nous ne pouvons pas rester les mêmes indéfiniment, mais ce que je ne comprends pas dans tout cela; c'est que l'on puisse croire qu'on à changé au point de ne jamais renouer avec ses anciens amis, sa famille. « Ils savent tous que je suis ici, ils veulent que tu reviennes. Et moi aussi d'ailleurs. » J'avais lâché ça comme une bombe, sans prévenir. Et je scrute la moindre parcelle d'émotion sur son visage, comme si j'essayais de lire en elle.

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