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 Le hasard fait bien les choses + Nikki [Souvenirs]

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CÔTÉ COEUR : Pris, mais il ne l'admet pas
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MessageSujet: Le hasard fait bien les choses + Nikki [Souvenirs]   Ven 6 Oct - 6:18

ft. Nikki
Après plus de deux ans d'absence, me voilà de retour à Bristol. Je vis actuellement dans la villa appartenant à mes parents, ce qui arrange bien tout le monde, puisque plus personne n'y vit, même si ma mère est exceptionnellement en visite pour les deux jours à venir (déplacement professionnel), je sais très bien que cette situation ne tardera pas à me peser, je ferais donc en sorte de trouver des colocs au plus vite. Je ne supporte plus la solitude. Quoi que je ne suis pas certain d’avoir un jour apprécié les têtes à têtes avec moi-même. Je suis mon pire ennemi et c’est bien connu, ceux qui ne sont pas nos amis ne nous veulent aucun bien. À cette pensée, mes récentes cicatrices dans le dos se mettent à piquer légèrement, comme pour narguer. Les mains agrippant fermement le lavabo, je secoue la tête de droite à gauche, mâchoires crispées. Lentement, je lève mes yeux bleus, afin de regarder mon reflet. Mes cheveux commencent à être ridiculement longs et encore, je me suis débarrassé de la barbe il y a peu ! Ça fait un peu plus d'un mois que Clarisse n'est plus là et je n'arrive pas à m'en remettre... Puis il y a mon passage à l'hôpital qui changé pas mal de choses... Personne n’est au courant de mon "secret’" et ce n’est pas plus mal comme ça. Ma mère est tellement aux anges depuis mon retour, alors comment placer dans une conversation qu’elle a bien faillis perde non pas un, mais deux de ces enfants, et ce, à cause de mes conneries?  Quant à mon père, il n'est obsédé que par une chose, c'est que je reprenne l'affaire familiale. Alors bien sûr, je vais à certaines réunions pour lui faire plaisir et apparemment je suis plutôt doué puisque j'ai réussis à débloquer les fonds nécessaire pour la construction d'un nouvel hôtel à Dubaï... Enfin, mon retour à Bristol remettent ses plans pour mon avenir en question, j'espère qu'il finira enfin par comprendre le message. J’enfile un cardigan Hermès en cachemire et soie au-dessus d’une chemise de la même marque. Il n’y a aucun doute, je suis bien de retour chez les McKinsley, ma montre, qui a elle seule vaut plus de 15 000 dollars le prouve bien. J’applique l’Habit Rouge, de Guerlain, un parfum tout bonnement divin ! Divin? Même dans ma tête je redeviens bourge, ça craint !


Sourire aux lèvres, je rentre dans la cuisine entièrement en marbre, d’une main j’attrape un bol et de l’autre une pomme. Dans ma course folle, je trouve quand même le temps de saluer ma mère en lui déposant un baiser sur la joue. En vitesse, je verse mes céréales et les mélange avec du lait, avant de commencer à les engloutir, fessier à demi posé sur le comptoir. D’un air réprobateur, ma mère me demande ce qui presse autant.

- Je dois aller chez le coiffeur avant mon rendez-vous avec Mr Burt.

Mr Burt ou le mec qui va décider si oui ou non je peux être pompier volontaire. Il ne lui en faut pas plus pour retrouver le sourire et un court instant j’en viens à me demander si ma coiffure et si terrible… D’un geste affectif, elle pose sa main sur ma joue et me murmure que j’ai fait le bon choix en décidant d'enfin me poser un peu, que mon père sera très heureux en apprenant la nouvelle. Les mamans, toujours là pour vous faire sentir comme un gamin, peu importe votre âge !


Je crois que l’entretien c’est bien passé. Après m’avoir expliqué les contraintes du métier, Mr Burt m’a fait visiter la caserne de Bristol. Savez-vous qu'elle a été construire il y a maintenant un siècle? On s'en fou, on est d'accord. C’est dans ce genre de situations que je suis content d’avoir fait du théâtre. C’est tellement plus facile de faire croire à l’autre personne que ce qu’elle nous raconte nous passionne. Bref, j’attaque demain. Je sers la main de mon nouveau patron, le remercie, comme d’usage, et m’éclipse enfin. Mon téléphone vibre, sans doute ma mère qui m’appel pour savoir comment ça c’est passer. En plein dans le mille ! Je sais très bien pourquoi elle fait tout ça… Maintenant que Clarisse n'est plus là, elle a tellement peur de nous perdre James, Valentina et moi. Dans un soupire, je verrouille l’Iphone et le remet au fond de ma poche. Un tintement sonore ne tarde pas à m’avertir d’un nouveau message vocal.


Je n’ai aucune envie de rentrer à la villa avant que ma mère commence à travailler, alors je m’attarde dans l'ouest de Bristol. Je connais bien l'endroit, avec Imogen on venait souvent ici. Même après tant d’années, cette ville reste la même. Le ciel est gris, les gens ont la mine triste. Je ne comprend vraiment pas pourquoi ma mère s'inquiète pour moi ! Une affiche collée dans la vitrine d’une boutique miteuse attire soudain mon attention. Sans même regarder de quel magasin il s’agit, je pousse la porte d’entrée dans un tintement de clochette. Des disques… Je connais cet endroit ! Je porte le regard sur la porte du fond menant à la remise tout en retenant un sourire. Mai 2013 ! Imogen et moi venions de nous embrouiller. Ce n'était que le début de notre retour à Bristol et pourtant on n'était déjà plus sur notre petit nuage. Ce jour-là, elle avait décidé de me faire chier en ramenant un mec de je ne sais où... Les entendre s’envoyer en l’air en permanence m’avait absolument gavé, mais notre relation libertine était faite à base de ça... J’étais sortie en ville, afin de m’acheter de la bonne musique pour couvrir le bruit quand l’envie leur prenait. À l’époque, il y avait une vendeuse super sexy, sûrement une étudiante travaillant seulement le week-end. Le coup du siècle. Ça n’a jamais été trop mon délire de me "les vider" avec une inconnue, mais cette fille était à l’image de mes plus grands fantasmes ! De bons souvenirs, assurément ! Je me dirige vers la caisse où une brune me tourne le dos.

- Excusez-moi, je viens pour l’annonce dans la vitrine. Moi aussi, je cherche un groupe !
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MessageSujet: Re: Le hasard fait bien les choses + Nikki [Souvenirs]   Ven 6 Oct - 16:34

ft. Claüs
Aujourd'hui au boulot, Nikki j'étais là physiquement, mais absente mentalement. J'avais pas réellement la tête à travailler et par chance, la boutique était pratiquement déserte aujourd'hui. Aucun client chiant à l'horizon pour le moment et c'était très bien ainsi. J'avais passé une grande partie de la nuit à essayer de composer une nouvelle chanson, sans succès. C'est pas faute d'avoir essayé. Mon groupe devait se produire ce soir, dans l'un des bars du quartier. J'en avais bavé avant que le propriétaire du bar accepte qu'on se produise en concert. C'était enfin l'occasion pour nous de se faire connaître. De se créer une réputation. Je n'avais pratiquement pas fermé l'œil de la nuit, tant le stress et l'envie de réussir envahissait tout mon corps et mon esprit. Je savais pas trop si c'était le fait que les paroles de la chanson n'avaient présentement aucun sens ou le fait que je ne savais pas comment je pourrais apprendre parfaitement les paroles de ma chanson, en seulement quelques heures à peine. Même si j'avais une envie folle de finir la composition de ma chanson, je ne pouvais pas m'empêcher de douter sérieusement de mes compétences. J'étais pas une habitué de ce genre de situation, moi qui est pratiquement toujours en parfait contrôle. Et ça avait le don de me mettre dans un sale état. « Putain Nikki, fait pas tout foirer. » Nous avions mis trop d'efforts et d'énergies, pour tout laisser tomber, alors qu'on était si près du but. « Merde, faut vraiment que je me bouge. »

Je jeta le brouillon de sa partition sans ménagement à la poubelle, avant de me faire rapidement un chignon. C'est pas mon genre de me prendre la tête, surtout lorsqu'il s'agit de ma carrière musicale. Parce qu'au fond, je le fait pour s'amuser. Pour mon amour de la musique. Ce soir, c'était ma soirée. J'avais envie de jouer pour moi. Pour le plaisir. J'avais envie de montrer ton talent. Envie que tous les regards se pose seulement sur moi et les membres de mon groupe. Prenant une grande inspiration, je me remets au travail, lentement, mais sûrement. Laissant aller mon inspiration et mon imagination, la feuille qui était vierge il y a quelques minutes commençait enfin à ressembler à quelque chose de bien, à mon grand soulagement. J'attrapa doucement ma guitare, un doux sourire aux coins des lèvres et commença à jouer, histoire de m'entraîner pour le grand soir. C'est seulement lorsque j'entends un client entrer dans la boutique que je me rend compte que je jouais le même morceau en boucle depuis déjà deux heures et pourtant, j'avais cette étrange impression que toutes ces heures n'avait duré que le temps d'une chanson. Déposant doucement ma guitare, Je regarde l'horloge avant de réaliser que la boutique était censé être fermé depuis un petit moment. « Désolé, on est fermé. » Toujours dos au client, je dépose rapidement mes effets au fond de son sac, sans prendre la peine de me retourner. Il finirait bien par comprendre et partir. « Excusez-moi, je viens pour l'annonce dans la vitrine. Moi aussi, je cherche un groupe ! »

L'annonce. Trop de trucs en tête et beaucoup trop de choses à gérer en même temps, ça m'était complètement sorti de la tête. Il y a environ un mois, le batteur et choriste de mon groupe avait lâchement décidé de nous laisser tomber, préférant tenter une carrière solo. Nous avions pris ça comme un abandon. Une trahison. Depuis, nous recherchions un batteur, mais aucun n'avait le talent de celui que nous avions perdu. Un groupe de rock, sans batteur ? C'est pratiquement du jamais vu. C'était désespérant. J'éclate nerveusement de rire tout en relevant les manches de ma veste en cuir. « Si tu n'as aucune expérience en tant que batteur, c'est pas la peine de chercher un groupe ici. » Dis-je, mine de rien. Je secoua la tête doucement en lâchant un: merde, silencieux, réalisant l'impolitesse dont je faisais preuve. C'était pas le but. Seulement, tous les autres qui ont tenté de rejoindre notre groupe était une vraie perte de temps. Et je n'avais plus de temps à perdre. Surtout pas aujourd'hui. J'haussa les épaules et lui fit face, l'air désolé. « Pardon. C'est pas ce que je voulais dire. » Je croisa les bras contre ma poitrine et releva enfin mon regard vers lui, avant de planter mes iris dans les siens. Un seul regard suffit, pour que je reconnaisse celui qui se tenait debout, devant moi. Une seule seconde pour que je comprenne ce qui se passait. Lui ? C'est impossible. Une décharge électrique fit frissonner mon corps tout entier. Un grand malaise m'envahit lorsque je comprends seulement à son regard qu'il m'avait reconnu, lui aussi. Et j'aime pas la façon qu'il a de me regarder. D'habitude inébranlable, j'ai l'impression que tout mon corps tremblent. Se renfermant sur moi-même, je soutiens son regard, ne voulait rien laisser transparaître.
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MessageSujet: Re: Le hasard fait bien les choses + Nikki [Souvenirs]   Mer 11 Oct - 5:19

ft. Nikki

« Désolé, on est fermé. »

Sympa l’accueil. Avec des employés pareils, je me demande bien comment le propriétaire de cette boutique fait pour s’en sortir. Le loyer dans ce quartier de Bristol n’est vraiment pas donné pour les commerçants. Alors lorsqu’on vend de simples disques, sachant toutes les contres-façons qui existent de nos jours, il vaudrait mieux pour la survie du commerce de traiter sa rare clientèle, d’une meilleure façon que celle-ci ! Charles Dustin McKinsley, sortez de ce corps. En effet, c’est typiquement le genre de truc que mon père aurait pu sortir aux ‘’petits gens du peuple’’. Ce qui m’agace, ce n’est pas tant ce qu’elle vient de dire, car après tout elle s’est excusée, non, ce qui m’énerve le plus c’est cette façon qu’elle a de me tourner obstinément le dos, comme-ci j’allais partir comme un bon petit soumis. J’explique enfin la raison de ma venue, le groupe de musique et rien d’autre. Enfin, je ne suis pas sûre de pouvoir survivre à un deuxième entretien d’embauche dans la même journée, mais en général dans ce genre de petit groupe miteux, c’est la règle du ‘’premier arrivé, premier servi’’, ce que je trouve tout à fait débile !

« Si tu n'as aucune expérience en tant que batteur, c'est pas la peine de chercher un groupe ici. »

Voilà qui me rassure, ils auraient finalement des exigences? Batteur? Je retiens un rire narquois. Elle me prend pour qui? J’ai envie de lui répondre que j’ai sans l’ombre d’un doute plus d’expérience qu’elle dans n’importe quel domaine musical, mais c’est le moment qu’elle choisit pour enfin me faire face. Cette longue chevelure brune, je me revois serrer le poing dedans, afin de lui ramener la tête en arrière et laisser ma bouche courir dans son cou si long… Son parfum… Le souvenir est à présent si fort et surtout si réel, que cela me fait frissonner. Elle plante ses yeux de cocker dans les miens, son regard provocateur m’a toujours fait sourire et ce coup-ci, je ne m’en abstins pas.

- Nikki Cobain.

Marrant que je me souvienne de ça, même après tout ce temps ! Elle fait partie de ces gens qu’on n’oublie pas… Je pourrais soutenir son regard un bon moment, mais c’est exactement pour cette raison que ça a dérapé la dernière fois. L’idée de remettre le couvert sous les yeux des géants du rock, qui me toisent sur leurs posters dédicacés, est loin de me déplaire, bien au contraire, mais je ne suis pas là pour ça !

- Si je te dis que je suis ici par pur hasard, tu ne me croirais pas. Pourtant, c’est la vérité. L’avantage, maintenant qu’on a ‘’sauté’’ le stade ennuyeux des présentations, c’est que tu sais ‘’ce que je vaux’’.

Je me délecte de ce jeu malsain. Je choisis mes mots avec soin et insiste bien sur les points qui font mal. Mes dernières paroles lui ont fait quelque chose, je ne saurais dire quoi, car la brune ne laisse jamais rien entrevoir. C’est comme la dernière fois… Elle retenait ses gémissements, alors que son corps réagissait à la moindre de mes caresses. Je me mords la lèvre inférieure, car avec de telles pensées, c’est à mon corps que j’inflige une délicieuse torture. Toutefois, j’en ai suffisamment dit pour que Nikki soit distraite assez longtemps pour que je puisse attraper une feuille de partitions qui a attiré mon regard depuis mon entrée dans la boutique. Sans même lui demander son avis, mes yeux balayent la chanson de gauche à droite.

- Mais c’est nul ça, Cobain !

Je suis assez culotté pour lui froisser son travail de la journée et la balancer par-dessus mon épaule, mais je dois avouer que cela me dérange de lui faire à elle. Tenant la ballade du bout des doigts, comme un vulgaire torchon répugnant, je fais le tour du comptoir, afin de lui pendre sous le nez.

- Voilà pourquoi les grands du rock ne sont pas des femmes !

Très machiste comme réflexion, mais si réaliste ! Je dis ce que je pense, mais surtout, je pense ce que je dis ! Je laisse tomber la feuille au sol en haussant les sourcils, afin de la provoquer au maximum. De la main, je ramène une de ses mèches derrière son oreille et attrape ensuite son menton, approchant son visage du miens. Nous sommes tellement proches maintenant que je sens sa poitrine contre la mienne. Je laisse alors mes lèvres suivre la forme de sa mâchoire, jusqu’à son oreille droite, où dans un souffle chaud je murmure :

- C’est ça ton problème Cobain, tu ne te laisses pas aller. Ton corps, ton esprit, sont pleins de bonnes intentions pour lesquelles tu es douée, mais toi, tu t’obstines à ne pas vouloir sortir du lot !

Parlons-nous toujours musique? Je recule d’un coup, laissant planer le mystère.

- Tes paroles sont vides de sens. C’est du vue et revue. Tu écris des choses que tu ignores. Tu as l’impression que la chanson te ressemble, mais ce n’est que le reflet de choses que, aussi excitantes soient-elles, tu n’as jamais vécu. Alors oui, ça va faire un tabac auprès des petites pucelles, qui pour l’instant sont les seules à t’écouter, mais ça n’ira jamais plus loin Cobain.

J’hausse les épaules et lève un sourcil. Mes yeux bleus sont toujours plantés dans les siens, mon petit sourire en coin, car trop satisfait d’avoir gagné la bataille. Je n’attends qu’une chose : réveiller la louve qui sommeille !

- Bref, tu as besoin de moi et tu sais pourquoi? Parce que je représente tout ce qu’il y a de plus interdit.
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MessageSujet: Re: Le hasard fait bien les choses + Nikki [Souvenirs]   Mer 11 Oct - 16:34

ft. Claüs  
Claüs. Comment l'oublier. Cet homme. Sa voix. Son regard. Qui autrefois, avait su me charmer, me déstabiliser. Même si je ne lui avouerais jamais, il a été le coup du siècle à mes yeux. La baise sans attache, ça n'a jamais été mon truc. Ça n'a jamais fait partie de mes valeurs. Mais ce soir là, sans même chercher à comprendre, j'avais fais abstraction de mes principes, je m'étais entièrement donné à lui. C'était qu'une histoire d'un soir comme ça, sans engagement. Ont a pris notre pieds, puis il s'est barré. Comme un voleur. Deux ans déjà et il n'est jamais revenu. Je n'attendais rien de moins venant de sa part. C'est pas comme si j'avais cherché à le retrouver. Non. Intérieurement, j'en étais même venu à espérer qu'ont se recroisent jamais. J'aurais pas su comment réagir. Je m'étais fait à l'idée de ne plus jamais le revoir. Et aujourd'hui, le revoilà qui débarque à la boutique, comme si de rien était. Comme s'il n'était jamais partit. « Nikki Cobain. » Heureuse de voir qu'il ne m'a pas oublié. Pour ma part, j'aurais préféré qu'il reste là où il était à la place de débarquer ici sans prévenir. Moi qui depuis, avait tenté tant bien que mal d'effacer cette soirée de ma mémoire, me sentant toujours un peu honteuse d'avoir failli à mes principes. J'étais déstabilisé, complètement paumée. Malgré mon mal aise évident, je tente de garder le peu de contrôle qu'il me reste en le confrontant du regard, l'air provocatrice. Je me débrouillait pas si mal que ça. Extérieurement, ça ne se voyait pas, que je bouillonne. Que j'étais à la limite de la crise de nerfs. Je ne veux rien laisser transparaître, parce que j'ai pas envie de lui faire ce plaisir. Non, j'ai trop de fierté pour ça. « Claüs. Ça fait longtemps. »  Pas assez longtemps. Mais ça, je me contente de le garder pour moi. « Si je te dis que je suis ici par pur hasard, tu ne me croirais pas. Pourtant, c’est la vérité. L’avantage, maintenant qu’on a ‘’sauté’’ le stade ennuyeux des présentations, c’est que tu sais ‘’ce que je vaux.‘’ »

C'est ça. Cause toujours. J'aime pas la façon dont il ne regarde. Son regard est joueur, provocateur. J'ai l'impression qu'il se fout de ma gueule. J'aime pas la façon qu'il a de me parler. Son assurance est d'un naturel hallucinant, déstabilisant. Je sais plus trop comment agir. Et Claüs, l'a déjà sans doute remarqué. Pourtant, je continue de faire comme si de rien était. De jouer la fille inébranlable. J'avais probablement l'air stupide, mais j'en avais rien à foutre. Je me foutais bien de ce qu'il pouvait penser. Je reste là, quelques secondes à le regarder, impassible avant de rehausser les épaules. « Tu as raison. Je n'ai jamais cru au hasard. Et je sais pas trop à quoi tu t'attendais en te ramenant ici, mais j'ai beaucoup de mal à croire à ton histoire. » C'était la vérité. Était-il réellement ici, à la recherche d'un groupe ou avait-il une autre idée derrière la tête ? « Si tu es venu pour remettre ça, c'est même pas la peine d'y penser. » La sonnerie de mon portable retentit, mettant ainsi une pause à notre confrontation. Soupirant doucement, je détourne le regard et attrape mon portable avant de lire le sms. D'un coup, sans même prendre la peine de demander, Claüs attrape la feuille de partition qui était posé sur le comptoir. Tandis que je répondais à mon sms, ignorant volontairement la présence de Claüs, j'avais pas remarqué qu'il avait ma partition entre les mains, jusqu'à ce que celui-ci me fasse part d'un commentaire, digne du con qu'il est. « Mais c'est nul ça, Cobain ! » Je relève mon regard rapidement et mon visage se crispe aussitôt. Il cherche à me faire réagir. Je le sais. Et ça fonctionne.

« Tu te fous vraiment de ma gueule, hein ? Rend moi ça, espèce de .. » Avant même d'avoir terminé ma phrase, Claüs renchérit. « Voilà pourquoi les grands du rock ne sont pas des femmes ! » Parce qu'il sait de quoi il parle peut-être ? Ça m'étonnerait. M'apprêtant à contourner le comptoir, il me devança, se postant devant moi. Une fois face à lui, j'avance pour récupérer ma partition, mais dès que je m'étira pour la lui reprendre, ce dernier la laissa tomber par terre. Plantant ses iris dans les siens, prête à lui cracher mon venin au visage, mais c'est alors qu'il s'approche dangereusement de moi. Ma colère laissa désormais place à l'insécurité. Plus il s'approchait, plus je reculais. Maintenant adossé contre le mur, je ne pouvais plus bouger. Il en profita alors pour se placer entre moi et le mur, comme pour m'interdire de m'échapper. Serrant la mâchoire, je le défie du regard, silencieuse. Je voudrais lui demander à quoi il joue, ce qu'il attend de moi, mais je suis incapable de prononcer un seul mot. Nous étions si proche, que j'arrivais à sentir la chaleur de son corps contre le miens. À sentir son odeur. J'avais cette étrange impression d'être prise au piège, quoique je fasse. Je m'étonna même à fermer doucement les yeux, lorsque le souffle chaud de Claüs, parcourt mon cou, avant de dévier vers mon oreille. « C'est ça ton problème Cobain, tu ne te laisses pas aller. Ton corps, ton esprit, sont pleins de bonnes intentions pour lesquelles tu es douée, mais toi, tu t'obstines à ne pas vouloir sortir du lot ! » C'est dans un murmure que je lui lança doucement, comme pour essayer de se convaincre elle-même. « Comment peux-tu être aussi sûr de toi ? Tu ne sais rien de moi. »

Il y a eu comme un coup de feu qui détonne dans sa tête, lorsqu'elle entendit les paroles de Claüs. « Tes paroles sont vides de sens. C'est du vu et revue. Tu écris des choses que tu ignores. Tu as l'impression que la chanson te ressemble, mais ce n'est que le reflet de choses que, aussi excitantes soient-elles, tu n'as jamais vécu. Alors oui, ça va faire un tabac auprès des petites pucelles, qui pour l'instant sont les seules à t'écouter, mais ça n'ira jamais plus loin Cobain. » Rapidement, elle ouvre les yeux et le repousse, ne supportant plus sa présence aussi près. Elle secoue la tête de gauche à droite, l'air blasé. « Bref, tu as besoin de moi et tu sais pourquoi? Parce que je représente tout ce qu'il y a de plus interdit. » Toujours son regard planté dans le siens, Nikki éclate d'un rire narquois. Elle voudrait se défendre, lui hurler haut et fort qu'il a tort. Qu'il peut bien aller se faire voir. Qu'elle n'a pas besoin de lui et de son aide. Mais elle se contente d'avancer vers lui, l'air à la fois méfiante et provocante. « Et même si tu avais raison. Pourquoi est-ce que je devrais te faire confiance ? »
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MessageSujet: Re: Le hasard fait bien les choses + Nikki [Souvenirs]   Jeu 12 Oct - 4:10


ft. Nikki

Je lui faisais perdre pieds avec mes doux baisers, mais mes paroles lui font l’effet d’une douche froide. Nikki me repousse avec force et je dois avouer que j’adore ça, ne pouvant cacher un sourire moqueur, je renchéris sur le même ton prétentieux. En gros, je lui dis le plus clairement du monde que sans moi, elle n’est rien. Pas si virulente que ça la Cobain, à sa place, je me serais déjà foutu une baffe. Elle rigole, comme-ci cela pouvait m’atteindre, levant les yeux au ciel, je soupire et lui tourne le dos, alors qu’elle commençait juste à revenir vers moi. Je l’écoute d’une oreille, tout en fouillant dans un bac à disques.

« Et même si tu avais raison. Pourquoi est-ce que je devrais te faire confiance ? »

Never Turn Your Back on a Friend. Mon Dieu, si ça ce n’est pas collector ! Sourcils en l’air je lui montre la couverture en disant silencieusement ‘’les Budgie ?! ‘’. Il y a du niveau-là dans le domaine des groupes oubliés ! Tu t’enfonces toute seule dans mon estime Cobain ! Je continue ma petite recherche de groupes merdiques, l’ignorant délibérément. La tension est palpable, mon attitude l’agace et c’est si bon ! ONE DIRECTION??? Non, là c’est trop ! Je balance cette dobe commercial contre le mur, le regard toujours plongé dans les bacs. Dire que certains osent comparer ces cinq petits puceaux aux Beatles… C’est dans ce genre de situation que la peine de mort devrait être de nouveau légale. (What’s the Story) Morning Glory, le second et classique, mais néanmoins indémodable, album d’Oasis. Ça me fait penser que Will m’a niqué mon CD lors de notre viré en Amérique. Enfin, il ne me l’a jamais avoué, mais je sais que je l’ai gavé avec ‘’Don’t Look Back In Anger’’. Cette chanson est l’une des plus marquantes de mon existence, elle me fait frissonner à chaque fois !

– J’achète !

Je lui montre le disque en question. Mon Dieu, si un regard pouvait tuer… Ce n’est pas suffisant pour que je perde mon sourire de petit branleur, car je dois avouer que je prends totalement mon pied. Ça me démange de lui dire qu’elle devrait tirer son coup, qu’en général ça détend, mais compte tenu notre situation c’est totalement inopportun ! Oh et puis, je ne peux m’en empêcher, cela sort tout seul. J’ai été trop loin, je le vois à sa réaction, elle va me jeter dehors… Levant les mains en l’air, le disque toujours coincé entre mon pouce et ma paume, je fais genre de rendre les armes et dans un rire moqueur je lâche :

– Je ne t’ai jamais demandé de me faire confiance. Je te dis juste de te rendre à l’évidence !

Ah, j’ai mal choisis mes mots… Je me tire vraiment un balle dans le pied avec elle, à croire qu’elle prend tout mal ! Qu’est-ce qu’elle peut être rabat-joie ! S’est pas facile pour moi non plus de parler normalement à quelqu’un qui n’a pas inventé l’eau chaude. Je me mords la lèvre inférieure, afin de ne pas exploser de rire, il faut vraiment que j’arrête avec mes conneries, même-ci elles ne sortent pas toutes -et heureusement- oralement. Je me dirige vers le comptoir, en arrivant à son niveau je soulève de nouveau son menton avec le revers de la main. Nikki pas contente ! Je plisse les yeux, toujours dans l’optique de me foutre de sa gueule. Je la lâche rapidement, car c’est un jeu très dangereux et on ne sait jamais trop avec ces bêtes-là, ça pourrait mordre ! En arrivant derrière la caisse enregistreuse je me laisse tomber sur le tabouret et attrape sa guitare. Perso, ça c’est typiquement le truc que je ne pardonnerais pas.

– Écoute le maître, je vais te montrer !

Bien sûr, la plupart de ce que je dis doit être pris au second degré, car sinon, force est de constater que je suis un sacré trou du cul ! Je commence à jouer sa ballade, en changeant seulement un accord à sa mélodie, ce qui fait que le résultat est tout de suite mieux. Je me mets à chanter le premier couplet et lève ensuite mes yeux vers elle, répétant la dernière phrase :

– Il n’y a pas un truc qui te choque? ‘’Abusin’ every one of them and running wild’’??! Alors, à en croire ton refrain, je comprends bien que cette chanson porte sur tes ex et vu l’agressivité dont tu fais preuve, j’espère que tu ne me compte pas dedans… Bon, plus sérieusement ! Back In Black, premier couplet. Je t’invite à demander à AC/DC ce qu’ils pensent du plagiat, mais à ta place, je ne chercherais pas des noises à Chris Slade, c’est trop des cons ces batteurs !

Je lui souris, le premier sans une pointe d’ironie depuis que je suis ici. Ce qui est aussi pour moi une façon d’hisser le drapeau blanc. C’est bien de s’amuser un peu, mais là on parle musique, alors il n’y a que de la place pour le professionnalisme !

– Et pour en revenir à ton refrain. Essais de changer deux-trois mots, histoire de paraître moins agressive, c’est une ballade putain… Les adolescentes en peine de cœur devraient écouter ta chanson en pleurant et bouffant l’équivalent de leurs gros culs en chocolat. Toi, tu donnes plutôt envie de sortir dans la rue et péter les genoux de tous les mecs avec une batte de baseball !
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MessageSujet: Re: Le hasard fait bien les choses + Nikki [Souvenirs]   Ven 13 Oct - 14:24

ft. Claüs  
Claüs tente de me déstabiliser, de toutes les façons possibles. Il essaie de me faire perdre ses moyens, ma patience. Il me provoque. Me défie. Il tente de voir jusqu'où il peut aller, avant que je perds le contrôle. Que j'explose. Il veut me faire réagir. Ça l'amuse. Mais je suis loin d'être stupide. Je connais ses intentions, je vois clair dans son jeu. Alors je tente tant bien que mal de lui démontrer le peu d'assurance qu'il me reste. Je détestais ce sentiment d'impuissance et d'insécurité, qu'il arrivait à me faire ressentir. Comme si c'était perdu d'avance. Il avait l'air trop sûr de lui et intérieurement, ça me rendait folle. Pourtant, j'ai le corps qui se réchauffe, quand il s'approche de trop près. Son corps pressé contre le miens, je m'étonne à me demander s'il faisait exprès de me toucher, histoire de me déstabiliser un max ou s'il le faisait simplement parce qu'il en avait envie. Malgré les frissons qui parcouraient mon corps à cet instant, j'avais envie que ça s'arrête. J'avais envie de rentrer. Tirer une croix sur ces ''retrouvailles'' et faire abstraction de son existence à nouveau. Je le repoussa violemment, suite à l'un de ses commentaires dignes du con qu'il est. Éclatant d'un rire narquois, je le toise du regard, tandis qu'il me tourne le dos, se contentant à présent de feuilleter les disques posés en ordre alphabétique dans les bacs.

« T'as que ça à faire ? Parce que moi, non. Si tu cherches un disque en particulier, tu peux toujours revenir demain pendant les heures d'ouverture, lorsqu'il y aura une autre vendeuse qui aura la patience et l'envie de supporter ta présence. » C'est ça. Dégage du con. Et vite. Évidemment, ce serait trop beau pour être vrai. Alors, il se contente de l'écouter d'une oreille, comme s'il n'avait rien entendu. J'attendais rien de moins venant de sa part, au contraire. Sans prévenir, Claüs éclata un disque contre le mur, ce qui me fit sursauter légèrement. « Non, mais ça va pas ! Dégage !» dis-je avant de m'empresser de ramasser ce qui restait du disque étendu sur le sol. One Direction. Je ne peux m'empêcher de sourire discrètement. Si j'en aurais eu la chance, j'aurais probablement fait la même chose. Mais, je tenais à son job, même si parfois je me demandais ce que je faisais encore là. Dans cette boutique, je vendais presque seulement des disques de groupes pour les ados pré-pubères. Comme s'il n'y avait pratiquement plus aucun vrai fan de rock et des classiques, à Island Bay. C'était exaspérant. « J'achète ! » Je me retourne et le foudroye du regard.

Levant les mains en l'air, l'air désespéré je ne peux m'empêcher de rouler des yeux. « Tout ce que tu veux, mais casse-toi. » J'attrape rapidement le disque et m'empresse de me diriger vers la caisse enregistreuse. « Cadeau de la maison. » C'était pas dans mes habitudes de donner gratuitement des disques aux clients. Mais si ça pouvait le rendre moins chiant et le faire partir plus rapidement, alors pourquoi pas. En arrivant à mon niveau, Claüs souleva de nouveau son menton et d'un coup, je repousse violemment sa main, reculant de quelques pas, énervé. Dégoûté. Garde le contrôle. Il attrape ensuite ma guitare, sans demander, sans se soucier de mon avis. Avant même que je puisse réagir, il avait déjà commencé à jouer.

Il se met à jouer. À chanter. Je le regarde, lui et ses yeux couleurs océan. Lui et ses airs de gamins. Je souris; comme une surprise qui court sur mes lèvres. Je m'y attendais pas. Il arrivait à me surprendre et étrangement, ça me plaisait. « Il n'y a pas un truc qui te choque? ''Abusin' every one of them and running wild''??! Alors, à en croire ton refrain, je comprends bien que cette chanson porte sur tes ex et vu l'agressivité dont tu fais preuve, j'espère que tu ne me compte pas dedans... Bon, plus sérieusement ! Back In Black, premier couplet. Je t'invite à demander à AC/DC ce qu'ils pensent du plagiat, mais à ta place, je ne chercherais pas des noises Chris Slade, c'est trop des cons ces batteurs ! » C'est trop des cons ces batteurs ! Je rigole doucement, sincèrement. C'est probablement la chose la plus censé qu'il est dit jusqu'à présent. Étrangement, mes yeux pétillent, tandis que je me rapproche un peu de lui, me posant sur le tabouret à ses côtés.. « Je savais pas que tu chantais. T'es assez doué. » Pour ne pas dire excellent. Mais ça, je m'abstiens de lui dire. C'était pas le moment qu'il prenne la grosse tête.

« Et pour en revenir à ton refrain. Essais de changer deux-trois mots, histoire de paraître moins agressive, c'est une ballade putain... Les adolescentes en peine de coeur devraient écouter ta chanson en pleurant et bouffant l'équivalent de leurs gros culs en chocolat. Toi, tu donnes plutôt envie de sortir dans la rue et péter les genoux de tous les mecs avec une batte de baseball ! » J'éclate d'un rire franc et hoche de la tête, en signe d'accord. J'attrape rapidement un stylo et commence à changer rapidement les paroles de mon refrain. Après quelques minutes, je dépose le stylo et regarde ce dernier. « C'est mieux comme ça ? » Je me surprends à lui demander son avis, comme si je ne m'en rendais pas compte. Je décida de rechanter ma chanson du début, l'air sérieuse. Une fois terminée, je le regarde une seconde fois, comme pour lui demander ce qu'il en avait pensé. « J'ai l'impression qu'il manque quelque chose.. Tu veux essayer de la jouer en duo, avec moi ? » Toujours ses iris planté dans les siens, je détourne le regard, tout en me raclant la gorge. « Juste pour voir ce que ça donne .. Si tu veux ? »
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MessageSujet: Re: Le hasard fait bien les choses + Nikki [Souvenirs]   Sam 21 Oct - 5:10

ft. Nikki

Nikki Cobain qui rit ! Combien sur terre peuvent se vanter d’avoir déjà assisté à cette scène? Elle, qui affiche toujours le même air… Un visage fermé, sans l’ombre d’un sourire, qui pourrait même donner froid dans le dos aux plus peureux d’entre nous ! Pourtant, allez savoir pourquoi, mais c’est-ce qui me plaît le plus chez une fille. Pas le fait que ça soit une conne finis, qui tire en permanence la gueule, ça non, je déteste, de plus, Nikki ne fait pas partis de cette catégorie. Non, je parle de ses filles qui ont du caractère, qui ne rigole pas pour rien, alors quand ça arrive, je ne peux m’empêcher de me sentir un grand privilégié. Puis, ça doit être mon côté masochiste, mais j’adore me chamailler, ça rend la vie moins ennuyante.

« Je savais pas que tu chantais. T'es assez doué. »

Je la regarde droit dans les yeux, alors qu’elle s’installe à mes côtés. Mon visage ne laisse rien transparaître, je ne réponds pas à son sourire, tout comme je ne la remercie pas pour son compliment. Oui, il paraît que je me débrouille pas trop mal, mais ça je n’ai plus besoin de l’entendre, je ne fais pas ça pour cette raison ! Je renchéris donc sur une note plus professionnelle, partageant avec elle ma façon de voir les choses. La franchise, toujours, mais avec un soupçon d’humour, ça passe toujours mieux. Ça marche, puisque Cobain éclate de rire et ce coup-ci, bien malgré moi, je ne peux retenir l’ombre d’un sourire, même si j’essaye de faire passer cette réaction en faisant genre d’humecter mes lèvres. La belle rectifie un passage de son refrain, que je lis par-dessus son épaule. Ses iris noisettes croisent les miens pour la énième fois de la journée, mais comme à chaque fois, mon cœur à un raté. En réponse à sa question, j’hausse les épaules en affichant une petite moue que je réserve normalement à ma sœur, car elle me fait ressembler à un gamin. Sauf que cela marche, la belle comprend le message et se met à chanter a cappella. Oh seigneur… Un long frisson me parcours et même si cela m’est très dur, j’évite de la regarder, au risque de perdre tous mes moyens. Je n’ai jamais entendu une voix pareille ! Je rejoins mes deux mains devant ma bouche et retiens un gémissement. La sensation dans mon estomac est indescriptible, mais je sais très bien que vous voyez ce que je veux dire… Je me trompais carrément… Sa chanson donne des envies dépressives ! Là, je ne souhaite qu’une chose, c’est de rester enfermé dans ma chambre, couché sur mon lit, les yeux perdus dans le vide et entendre cette voix en boucle. Ressentir cette sensation le reste de ma vie…

« Juste pour voir ce que ça donne .. Si tu veux ? »

Je sursaute, j’étais tellement perdu dans mes pensées, que je n’ai absolument pas calculé ce qu’elle vient de me dire. Il se trouve cependant, que je suis voué d’un grand sens logique.

- Oui…

Ma voix se brise et c’est à mon tour de me racler la gorge, mais certainement pas pour les même raisons que Nikki juste avant moi. Comme quelqu’un qui vient d’être pris en flagrant délit en train de s’endormir en cours, je fais genre de rien et me lève, afin d’enlever mon cardigan. Ai-je trop chaud? Pas vraiment, mais il fallait bien me trouver une excuse pour recouvrer mes esprits et j’ai aussi –le désavantage des mecs-, un truc à cacher… Je reprends la guitare, mâchoires serrées, je commence à jouer les premières notes. Je suis rapidement concentré sur ma tâche, alors c’est sans problème que je peux enfin fixer la brune. Lorsqu’elle débute la chanson, je me mets à secouer la tête de droite à gauche, bercé par la mélodie. Je me permets de changer une note à sa composition, car je n’étais pas convaincu de son choix d’accords. Je prends une légère bouffée d’air et mêle ma voix à la sienne, les sourcils légèrement froncés, car c’est ma façon à moi de chanter lorsque je suis trop à fond dans le truc. J’avais tellement peur de commencer en chantant faux… Claüs, c’est quoi ça? Vingt-sept ans et je me retrouve à avoir les mêmes peurs qu’il y a douze ans? Pourquoi? C’est à mon tour d’avoir un couplet seul, je reporte mon regard sur la guitare, mon pied battant la mesure et ma voix résonne dans cette petite boutique située dans le centre de The mall. Un grand sourire aux lèvres, je plonge mon regard dans le siens avant de passer au refrain, qui défonce tout simplement depuis qu’elle l’a modifié. Nos deux voix se marient plutôt bien, mais je sais pertinemment qu’aucun de nous deux ne l’admettra ! Lorsqu’on arrive à la fin de la chanson, j’accélère le rythme de la balade et comme-ci elle avait deviné mes intentions sa voix suit la cadence. Donnant une tape sur la guitare, ce qui marque la fin de ce futur succès international, je lève les poings en l’air, en signe de victoire.

- Tu vas tout défoncer Cobain !

Je n'ai qu'une envie, poussé par la frénésie, c'est de la prendre dans mes bras, mais je m'en abstiens néanmoins. Et oui, malgré ma grande gueule, je l’ai bien compris le message, c’est SON groupe dont il s’agit, je n’ai pas ma place dedans. Je ramène mes bras derrière ma tête et mon sourire se dissipe petit à petit, je lâche un soupire, avant de me redresser du tabouret. Je dépose doucement l’instrument contre le comptoir, je m’empare de mon tricot et du disque dont elle ma ‘’gentiment’’ fait cadeau et croise son regard, dans un petit sourire en coin je lui dis :

- Je te laisse. Bonne chance pour ce soir. Même si ça fait plus de trois ans que j’attends ça, n’hésite pas à m’appeler !
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