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 coffee with you (keeran)

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MessageSujet: coffee with you (keeran)   Dim 24 Sep - 18:45

Coffee with you
Keeran & Bryn
Samedi matin, tu te réveilles, comme tous ces matins de merde où la journée se déroule en fonction de ton humeur au réveil, humeur qui se dessine sur ton visage encore ensommeillé. Aucun sourire, seulement un grognement tandis que tu tends le bras pour attraper ton portable posé sur la table devant toi. En regardant l'heure tu te mets en position assise. Sept heure du matin, tu t'étais endormie dans ta loge au club. Ça t'arrivais pratiquement jamais, tu devais être complètement minable il y a quelques heures. Tu ne te souviens même pas de t'être assoupie sur le canapé et surtout de t'être rendu jusqu'ici. Mais tu ne te poses pas trop de questions. Être trop défoncée pour te rappeler; c'était devenu la routine. Péniblement, tu te relèves du canapé avec un mal de tête terrible, puis toujours à moitié à poil, tu te rhabilles avant de partir en direction du premier café qui croisera ta route.

Starbucks coffee. Tu pousses la porte un peu trop fort et tu te diriges vers le comptoir te commander un grand latté avec un supplément de caramel, avec l'absence de ton sourire et de ta bonne humeur. De toute façon, il était beaucoup trop tôt et tu avais trop peu dormi pour avoir un semblant de sourire scotché au visage. Malgré tout, tu lui fais un sourire forcé que tu perds directement lorsqu'elle a le dos tourné. Et tu attends, plongée dans tes idées noire, blanche, rouge, quand soudain, un aboiement lui fait tourner la tête vers la terrasse à l'extérieur du café. Une femme accroupie, tente d'attacher son chien qui apparemment, n'a pas envie de prendre une pause, puisqu'il tente de se détacher en tirant sur sa laisse. Ceci étant dit, elle avait un sacré cul. Tu souris, sincère et attrape ton latté lorsque le serveur te sers, avant de regarder de nouveau la jeune femme qui venait de faire son entrée dans le café. Keeran, ta patronne, ou la même fille à qui tu as maté le cul quelques secondes plus tôt. T'es un peu surprise, mais trop tard pour faire comme si tu l'avais pas vu, pour fuir, parce ses iris sont déjà plantés dans les tiens. Tu tentes de rester naturel, lorsqu'elle s'approche de toi, probablement dans l'idée de se commander à boire, sinon qu'est-ce qu'elle ficherait ici ? Une fois à ta hauteur, tu la regardes, ne faisant pas trop attention à la mine affreuse que tu devais avoir. T'es pas du genre à aimer taper la discute avec d'autres gens que tes potes, mais tu ne pouvais faire autrement. T'avais envie de garder ce job qui te payais beaucoup mieux que le club et les deals, alors tu te devais d'être courtoise. « Bonjour. » Tu te forces à lui sourire et lorsqu'elle commande sa boisson et qu'elle vient pour payer, tu repousses sa main doucement, avant de payer à sa place. « C'est pour moi. » Même si elle aurait refusée de te laisser payer, tu l'aurais fait quand même, tu déteste qu'on te dise non, surtout lorsque c'est de bon coeur. Mais en réalité, c'est surtout parce que tu lui avais piqué son jus dans le frigo du label à ton heure de pause cette semaine, même si tu avais mis la faute sur ton collègue, qui avait nié en bloc. Ça t'avais fait rigoler. Tu restes silencieuse un moment, face à elle puis tu brises ce silence. « Vous voulez discuter le temps d'un café ou vous êtes occupée ? » Qu'est-ce que tu avais de mieux à faire de toute façon ? Rien. Et puis ce serait pas si mal d'apprendre à connaître cette meuf qui te sert de patronne en dehors de tes heures de boulot, si elle commence à t'aimer, t'auras peut-être droit à un augmentation. Tu souris suite à cette penser tout en te dirigeant vers la terrasse où tu prends place après avoir caresser doucement la tête du chien de cette dernière. « Vous venez souvent ici ? » Tu manques d'éclater de rire face à la disquette que tu venais de lui sortir, sans vraiment le vouloir, mais à la place tu te contentes de sourire, parce que c'est plus poli.


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MessageSujet: Re: coffee with you (keeran)   Mer 4 Oct - 12:09


coffee with you
Bryn



C'est calme, beaucoup trop calme. J'en viens à cette conclusion lorsque mon café est en train de couler. La coloc est encore endormie, ça je le sais, car j'ai retrouvé Andy dans la baignoire avec comme compagnie notre chèvre, parce que les cris et grognements d'Adam et de Chuck se sont fait entendre toute la nuit et aussi parce qu'Adriana n'a pas passé la nuit ici. Je ferme les yeux, imaginant déjà le pire, car au fond ce n'est pas les monstres à l'étage qui m'inquiètent. Je fais claquer ma langue. Pas de réaction. Je n'entend même pas une griffe contre le parquet. Dans un soupire, je m'avance vers le salon, ma tasse entre les mains. Il serait presque passé incognito ainsi, son long corps gris enfoui à moitié dans le canapé.

- Thunder !

Il s'immobilise net, sa queue, seule partie visible du chien à présent, remue faiblement. Il a littéralement détruit la pièce. Les fauteuils sont éventrés, la mousse réduite en mille morceaux au sol, des plumes volent dans la pièce, sans parler de la multitude de papiers importants qu'il a dû choper sur la bibliothèque. À ça viennent s'ajouter les dégâts fait plus tôt dans la semaine... Andy avait eu la brillante idée d'enfermer mon chien dans sa chambre, alors ce dernier a gratté ou mangé le mur, jusqu'à atteindre la brique. Il a également anéantis la porte de la salle de bain et a cassé la fenêtre de la cuisine. Je soupire, au fond je ne peux pas lui en vouloir, ces derniers temps je n'ai eu aucun temps à lui accorder, au moins dans notre ancienne baraque il avait au moins le jardin dans lequel se défouler... Oreilles en arrières, le braque de Weimar me lance un regard hésitant à travers sa cachette.

- Je vais me changer, une connerie en plus et je ne t’emmène pas avec moi !  

Là je lui ai refait sa journée, il se relève brusquement et se précipite tellement dans sa descente du canapé, que les coussins le suivent. Ses aboiements résonnent dans la maison. Sans gêne, il me bouscule, afin de monter à l’étage. Dans un bond, il enfonce la porte des amoureux d'une nuit qu'il va réveiller à coup de grosses léchouilles. Exaspérée je le laisse faire son rituel du matin et m'empresse d'aller me changer, avant qu mes colocs me passent un savon pour le désastre du bas.

Thunder me traîne littéralement derrière lui. Ce qui devait initialement être un jogging tranquille s'avère être un véritable calvaire. Mon chien court en zig-zag devant moi, truffe au sol, un rien le distrait. Lorsque l'envie lui en prend, il se met même à courser les écureuils, et moi, incapable de gérer ses trente-huit kilos de muscles, je ne peux que subir. Le gros m'a déjà cassé le poignet avec ses conneries, alors maintenant je le tiens accroché autour de ma taille et la plaisanterie semble en amuser plus d'un. J'aimerais tant le laisser courir sans sa laisse, ça serait beaucoup plus plaisant pour nous deux, mais cet animal est tout bonnement incontrôlable. Au loin, je vois passer un joggeur avec son husky qui reste aux pieds et cette image me fait rêver. Sauf que moi, je n'ai qu'un gogole de chien qui aboie actuellement comme un dégénéré contre un arbre, se faisant mitrailler de noisettes.

Au bout d'une heure, la bête semble enfin s'être calmé, se contentant d'un petit trot, il me lance de temps en temps des regards à travers ses beaux yeux bleus. La langue sortit, je me dis qu'il a peut-être soif. Je regarde autour du moi et il s'avère que par chance, le parc mène à un starbucks coffee. L'attacher nécessite d'avoir un grand talent, le chien tire de toute ses forces et se démène tel un animal sauvage, me donnant au passage un coup de tête qui manque de me faire tomber en arrière.

- TU T'ARRÊTES OUI ??!

Sur le coup de l'énervement, j'attrape fermement Thunder par la peau du cou, surpris il lâche un couinement et se plaque à moitié au sol. Je rentre dans la boutique, lançant un regard noir à tout ceux qui ose me regarder. Je passe commande, un thé bio, avec un demi sucre roux et une bouteille d'eau.

« Bonjour. »

Je sursaute et me retourne vers Bryn, qui est ma nouvelle secrétaire. Je m’aperçois que je suis passé devant elle et au moins cinq autres personnes. Prise de court, je lui répond par un mouvement de tête et au moment de payer elle repousse ma main, insistant pour m'inviter. Je fronce les sourcils, elle cherche quoi en faisant ça? Une augmentation? Calme-toi Keeran, vous n'êtes pas dans le cadre du travail, ta tenue en est d'ailleurs la preuve. Je m'efforce de lui faire un petit sourire, afin de la remercier.

« Vous voulez discuter le temps d'un café ou vous êtes occupée ? »

Je lance un regard perplexe à Thunder, qui est en train d'hurler à mort sur la terrasse.

- Euh oui... Pas de soucis. Par contre, si ça ne vous dérange pas, je préfère aller dehors.

Bryn caresse mon chien qui remue énergétiquement la queue face à cette marque d'affection. Je me penche à son niveau et ouvre la bouteille d'eau fraîche que je vide au sol tout doucement, afin qu'il puisse boire. Tout en délicatesse, comme toujours, l'animal n'est pas loin d'embarquer la table avec lui. Je m'assied ensuite en face de la brune.

- Pour tout vous dire, non.

Cela est ma façon de parler, mais on m'a souvent fait la remarque que je coupais court aux discussions et là je peux m'en rendre compte suite au blanc qui vient de s'installer.

- Et vous?

En fait, je m'en fou, je crois que mon employé le sait, j'ai un visage trop expressif, je baisse donc les yeux et bois une gorgée de mon thé qui n'est pas trop mauvais. Je me tortille sur place, pas à l'aise du tout, perdre mon temps à discuter sur une terrasse c'est vraiment pas mon truc, pourtant cette activité semble plaire à un grand nombre. Chuck m'a toujours dit: quand tu ne veux pas parler, propose à l'autre de parler de sa personne, nous les gens normaux, on adore ça !

- Vous ne m'avez jamais dit, que venez-vous faire à Bristol?
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MessageSujet: Re: coffee with you (keeran)   Sam 14 Oct - 23:02

Coffee with you
Keeran & Bryn
Tu fais preuve de politesse en payant sa commande. C'est pas un geste que tu poses habituellement. En fait, c'est pas un geste que tu poses pour n'importe qui. Et rarement dans ce contexte. Tu fais allusion à ces soirées dans les bars et les clubs de la ville où tu joues les allumeuses pour pécho. Pour ne pas finir la nuit seule. Parce qu'à la seule pensée d'être seule avec toi-même dans ton esprit, dans tes pensées, ça te fout une peur bleue. T'as peur de ce qu'il y a à l'intérieur de ton crâne, t'as peur des conséquences que ça pourrait t'infliger d'être confronter à tes pensées. D'êtres confronter à qui tu es réellement. Parce qu'au fond, t'as aucune idée de qui tu es et t'as aucune envie de savoir. Comme ça t'as aucune chance d'être déçu. Les gens qui te connaissent bien savent qu'il y a plusieurs facettes à ta personnalité. Tu peux passer de la colère à la joie en un claquement de doigt, du rire au crie en un battement de cil. Tu pourrais mettre la faute sur ta bipolarité, mais t'as toujours été contre prendre ces médicaments qui te retournent le cerveau, qui te fais douter de ton identité. Tu l'es prenait lorsque ton père était toujours en vie, pour lui faire plaisir, parce qu'il se souciait de toi et de ta santé mentale, même si t'as jamais cru à cette connerie de diagnostic. La bipolarité, c'est quoi au juste ? Tu y a jamais réfléchis et t'as même jamais fait de recherche approfondis sur le sujet. Mais à sa mort, plus rien ne t'empêchais d'arrêter ton traitement, de toute façon, t'étais mieux sans. Tu gérais le situation. Enfin, c'est ce que tu pensais. T'arrives à ressentir qu'un sentiment à la fois et là tout de suite, tu te sentais d'attaque pour faire bonne impression. Peut-être attireras-tu ses grâces en jouant la carte de la sociabilité. Qui est loin d'être ta tasse de thé quand on y pense. « Euh oui... Pas de soucis. Par contre, si ça ne vous dérange pas, je préfère aller dehors. » J'acquiesce, en lui tendant son thé bio. Tu t’efforces de dissimuler ta réaction face à sa boisson. Qui boit ce genre de merde ? T'avais la réponse juste devant toi. Tu lèves machinalement les yeux au ciel, un sourire en coin, tout en la suivant à l'extérieur du café.

Tu caresses la tête du chien avant de prendre place sur une chaise, en prenant soin de mater subtilement de nouveau le cul de ta patronne, en prenant soin de détourner le regard lorsqu'elle se dresse. T'avais pas envie de te faire prendre et qu'elle te prenne pour une grosse obsédée. Dans un autre contexte ça t'aurait été indifférent, mais tu te devais de faire bonne figure devant elle. Parce que t'avais besoin de ce job et de ce salaire que ça t'apportait, ton salaire au striptease étant insuffisant pour mener la vie que tu avais vécu autrefois. Tu te redresses et lui demande si elle vient souvent ici, Keeran te réponds du tac au tac. Tu hoches la tête, silencieuse avant qu'elle te retourne la question. T'hausses les épaules, lui répondant de la même façon. « Ça m'arrive. » Bref moment de silence, avant qu'elle reprenne la parole. T'étais soulagée qu'elle l'ait fait, parce que t'étais déjà à court de sujet. « Vous ne m'avez jamais dit, que venez-vous faire à Bristol? » Tu t'attendais à tout sauf à ça. S'intéressait-elle vraiment à toi ou cherchait elle simplement un sujet à aborder pour rompre le silence ? La deuxième option semblait la plus évidente. Sa posture et l'aire qu'elle avait au visage l'avait trahit. Elle n'avait pas vraiment l'aire enthousiaste face à votre rencontre. Mais tu te contentes d'hausser les épaules, réfléchissant à ta réponse. Si tu aurais été honnête avec elle tu lui aurais sûrement dit un truc du genre : Je suis venu à Bristol pour retrouver mon frère biologique. Mais ne te m'éprends surtout pas, je suis pas là pour développer une relation fraternelle avec lui ou apprendre à le connaître. Je suis là pour le retrouver, lui défoncer sa gueule et pourrir sa vie comme il a pourrit la mienne en m'enlevant mon père. Tu souris, de ton plus beau sourire en te penchant par en avant, tes avants bras déposés sur la table. « Vous n'avez jamais demandé non plus. Mais si vous voulez tout savoir, j'ai entendu parler de Bristol et j'ai voulu voir de mes propres yeux ce que les gens trouvaient de si bien à cette ville, me faire ma propre opinion. Je cherche toujours à comprendre. » C'était en partie vrai, cette ville n'avait rien d’exceptionnelle, la température était très souvent merdique, mais t'étais pas là pour parler de météo, pas vrai ? Prenant une gorgée de ton latté, tu plantes tes yeux dans les siens, comme si tu cherchais quelques choses au fond de ses iris. « Je me suis installé ici avec mon copain. On arrive tout juste de stockholm, on avait envie de recommencer à zéro. » Vous aviez eu quelques soucis dans votre ancienne ville, mais ça, tu le gardes pour toi, elle avait pas besoin de savoir. De toute façon, t'étais pas certaine qu'elle arriverait à comprendre. Là-bas, t'avais un mode de vie différent qu'ici et au fond, c'était pas plus mal d'avoir fuie cette ville. Qui sait où tu serais en ce moment. Toi qui avais comme idée de suivre les traces de tes parents, ton mec t'en avais empêcher. Pour le mieux, il faut croire. « Et vous ? Vous êtes à Bristol depuis longtemps ? À voir l'importance et la popularité qu'a votre label ici, dites moi si je me trompe, mais je parie que ça doit faire un moment ? » Tes intuitions te dupe pratiquement jamais. Son label avait une certaine notoriété dans cette ville, c'était quasi impossible qu'elle ait créer sa réputation en si peu de temps. Et à un si jeune âge. Plus tu y réfléchissais, plus elle commençait à te surprendre. T'avais envie d'en savoir plus. Elle avait tout ton attention, elle te captivait désormais. « Et sinon, vous vivez seule ici ou vous avez des colocs ? Ou un copain ? » T'avais balancé ça discrètement avant de prendre une gorgée de ta boisson, même si aborder le sujet de sa vie sentimentale était voulu. T'es beaucoup trop curieuse Bryn, mais t'avais besoin de réponse. D'en savoir plus sur elle.
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MessageSujet: Re: coffee with you (keeran)   Mar 24 Oct - 17:04


coffee with you
Bryn



J'hausse d'abord un sourcil, surprise par la façon qu'elle a de me parler. Bryn aurait-elle oublié à qui elle s'adresse? La suite de sa réponse me fait néanmoins sourire, chose rare dans mon cas, car je dois admettre que moi aussi je me demande parfois ce que Bristol peut bien avoir de plus que les autres villes? Toujours est-il que les habitués finissent forcément par revenir dans ce trou. Nous restons en Angleterre, donc le temps va avec: il ne pleut pas toujours, mais il fait gris en permanence et le taux d'humidité est tellement impressionnant que même en été on doit porter des pulls. L'humeur des gens est aussi sinistre que le reste, alors effectivement, je ne comprends pas ce qui me bloque ici. Je soutiens le regard de la brune et suis étonnée de savoir qu'elle a un copain, plus d'une fois je l'ai surprise en train de regarder les fesses de femmes qui travaillent pour moi. Pour le reste, avec un nom de famille comme le siens, je me doutais qu'elle n'était pas du coin, son accent m'a aussi mise la puce à l'oreille. De nouveau, j'hoche la tête, fuir son pays, recommencer à zéro, je comprends, je suis passé par là, il y a maintenant un certain temps.

« Et vous ? Vous êtes à Bristol depuis longtemps ? À voir l'importance et la popularité qu'a votre label ici, dites moi si je me trompe, mais je parie que ça doit faire un moment ? »

À mes pieds, mon chien laisse tomber sa grosse tête sur ses pattes dans un long soupir. Merci Thunder, tu exprimes tout haut ce que je pense tout bas. Je me retiens de lui faire remarquer, qu'en travaillant pou moi, c'est typiquement le genre de chose qu'elle devrait savoir normalement. Je prends une nouvelle gorgée de ma boisson chaude, me cale dans le fond de la chaise. J'humecte mes lèvres et replonge mon regard dans celui de Bryn.

- Je n'avais pas tout à fait quinze ans en arrivant ici. Mon label est ouvert depuis bientôt quatre ans. Quant à la "popularité" de celui-ci, il faut admettre que la concurrence n'est pas vraiment présente. Après, mon nom ne repose que sur deux chanteurs qui commencent à se faire connaître mondialement, disons que j'ai plus d'ambition que cela.

Thunder se relève, yeux plantés dans les miens, il me donne des coups de truffe en couinant. Je pose une main rassurante dans son cou. Désolée mon beau, moi aussi je préférerais partir. Mes employés je les vois de la façon suivante: ils travaillent pour moi, si ils ne font pas bien le boulot, ils dégagent, je leur indique quoi faire, je les paye, notre relation s'arrête ici, sauf que Bryn en a décidé autrement aujourd'hui. Foutu hasard.

« Et sinon, vous vivez seule ici ou vous avez des colocs ? Ou un copain ? »

Je retiens un rire. Oui, effectivement, elle débarque. Un copain, moi? Avec ma réputation? Je ne crois pas non...

- Je suis dans une coloc.

Pour le reste, je dirais que ça ne vous regarde pas. Je me réfugie dans mon gobelet, afin de tenir ma langue. J'essaye de cacher le fait qu'avaler cette boisson me brûle l'intérieur de la bouche en baissant les yeux. De nouveau, un silence s'installe, dans un soupir je reprends la parole en affichant un sourire forcé, afin de paraître le plus "agréable" possible.

- Avant nous étions dans une maison que je ne qualifierais pas de convenable, mais l'un de mes coloc y a foutu le feu, je vous laisse donc imaginer le genre de spécimens qui vivent avec moi.

Penser à mes colocs et à ce con d'Andy en particulier parvient à me faire lâcher un petit rire. Soudainement plus à l'aise, je sens la pression dans mes épaules redescendre.

- Sinon, non, je ne suis pas en couple. Je n'ai pas le temps ni l'envie pour ça.

Ce n'est pas un mensonge à proprement parler, mais je ne vais quand même pas lui détailler tous les détails de ma vie. Thunder, qui en a marre de rester immobile, se met à aboyer, sa voix roque faisant se retourner tout la terrasse. J'essaye de le faire taire, mais impossible, d'un air désolé, je me mords la lèvre inférieure et me retourne vers mon employé.

- Si ça ne vous dérange pas, nous pourrions discuter en marchant à la place?

Je me relève, mon chien tire si brusquement sur sa laisse qu'il arrive à faire tomber le restant de mon thé au sol. Je rouspète, mais je vois bien que cela lui en touche une sans faire bouger l'autre. Libérée de mon gobelet, j'attrape la laisse de mes deux mains. En appui sur ses deux pattes arrières, il sautille sur place et me traîne derrière lui. Putain, je vais le tuer !

- Ça ne vous intéresserait pas de récupérer un chien??!
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MessageSujet: Re: coffee with you (keeran)   Dim 29 Oct - 19:43

Coffee with you
Keeran & Bryn
Tu lui poses des questions, parce que tu te devais de savoir à qui tu avais à faire. Et aussi parce que tu ne savais rien d'elle. Normal, c'est ta patronne, c'est elle qui devait savoir tes informations et non l'inverse. Mais t'as toujours été de nature curieuse Bryn. Et Keeran, elle est mystérieuse. Secrète. Tout ce que tu savais à son sujet, c'était son prénom, nom de famille et son entreprise. Rien de plus, rien de moins et ça t'énervait en quelque sorte de ne pas en savoir d’avantage. Alors les questions fusent et sortent de ta bouche, t'as tellement trucs à lui demander. Tellement de trucs à apprendre sur elle. « Je n'avais pas tout à fait quinze ans en arrivant ici. Mon label est ouvert depuis bientôt quatre ans. Quant à la "popularité" de celui-ci, il faut admettre que la concurrence n'est pas vraiment présente. Après, mon nom ne repose que sur deux chanteurs qui commencent à se faire connaître mondialement, disons que j'ai plus d'ambition que cela. » Tu fronces les sourcils, t'aurais été prête à pariée qu'elle tenait son label depuis plus longtemps et tu te sentais un peu idiote à ce moment précis, face à elle, de ne pratiquement rien savoir sur l'entreprise chez la quelle tu travaillais. Faut dire que t'avais pas vraiment fait de recherche sur le label, t'avais besoin d'un job et puis c'est tout. Les formalités, ça t'intéressait pas. Mais tu te contentes d'hocher la tête, ne sachant pas quoi rajouter. T'en avais vu passer dans gens, au label, des gens avec du talents, d'autres, sans grand potentiel. Et même si t'étais pas toujours d'accord avec ses choix de renvoyer chez eux sans contrat, des gens qui selon toi, avait du potentiel, tu fermais ta gueule. Parce que c'était pas ton problème, Bryn. De toute façon, Keeran a l'air de savoir ce qu'elle veut, ce qu'elle recherche, alors que toi t'es qu'une pauvre secrétaire sans expérience. T'as eu de la chance qu'elle aille voulu t'engager. Parce que t'es pas très douée avec les gens, toi, non t'es douée pour les charmer. Étonnement, elle répond à tes questions, sans que t'ailles l'impression qu'elle se forçait pour y répondre. Ça rendait moins nerveuse. « Avant nous étions dans une maison que je ne qualifierais pas de convenable, mais l'un de mes coloc y a foutu le feu, je vous laisse donc imaginer le genre de spécimens qui vivent avec moi. » T'éclates de rire, en tapant presque des mains, tout en t'enfonçant dans ta chaise, avant de te redresser de nouveau, un énorme sourire aux lèvres. « Il a l'air génial, ton coloc. » Peut-être allais tu passer pour une psychopathe à ses yeux, mais ça t'avait réellement fait marrer. T'étais certaine que tu t'entendrais bien avec lui, toi qui avait aussi, déjà foutu le feu intentionnellement à une voiture. C'était pas la même chose, mais c'était qu'un détail. Puis, elle te dit qu'elle est célibataire, qu'elle n'a pas le temps ni l'envie pour ça. Tu rigoles intérieurement, en la fixant, sourire en coin, te disant que cela expliquait son comportement froid et parfois, chiant. « Personnellement, je crois que c'est pas une histoire de temps ou non. L'amour, quand ça nous tombe dessus, peu importe si on a le temps ou non, ça nous chamboule et plus rien n'a d'importance, je vous assure. » Tu devines rapidement face à sa façon de penser, qu'elle n'a sans doute, jamais été amoureuse. Aimer peut-être. Mais aimer et être amoureuse ce sont deux choses complètement différence. La preuve, tu l'aimes ton petit ami, mais tu n'en es pas amoureuse. Par contre, tu ne pourrais pas te passer de lui pour autant.

« Si ça ne vous dérange pas, nous pourrions discuter en marchant à la place? » Tu secoues laa tête, en signe de réponse et te lèves de ta chaise, avant de prendre le reste de ton latté dans ta main. Une gorgée, puis deux, tu rejoins ensuite Keeran et son chien, un sourire aux lèvres, en lui caressant le dessus de la tête, après avoir jeter ton latté aux poubelles. Et d'un coup, ce dernier se déchaîne faisant tomber la boisson de Keeran au sol. Tu te mordille l'intérieur de la joue, pour ne pas exploser de rire. C'était pas plus mal au final, qui prendrait plaisir à boire un truc pareil. Le bio, c'est loin d'être ton genre. « Ça ne vous intéresserait pas de récupérer un chien ??! » Vous vous mettez en marche et tu ne peux t'empêcher de regarder le chien, ton regard déviant ensuite sur ta patronne, le regard joueur. Malicieux. « Si je refuse, est-ce que je suis virée ? » Tu ne peux t'empêcher de rigole, avant de lui lancer ce regard, qui voulait lui dire que tu rigolais. Rare sont les fois où tu rigolais de bon coeur, sincèrement. Au final, t'as rencontre avec Keeran aura été fructueuse, parce qu'à ce moment là, tu ne joues plus un jeu, te contentant d'être toi-même. Puis après quelques secondes de silence, tu l'as regarde en disant « Vous n'êtes pas comme je me l'étais imaginée, finalement. » mais à en voir son regard interrogateur, tu te reprends. « Venant de ma part, prend ça comme un compliment, vraiment. » Puis en réalisant ta bêtise, de la tutoyer, t'écarquilles les yeux abusivement, en rigolant de ta connerie. « Pardon, j'ai pas l'habitude de vouvoyez. » Tu lèves les mains en l'air, avant de regarder de gauche à droit, au coin de la rue.

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MessageSujet: Re: coffee with you (keeran)   Mar 31 Oct - 10:37


coffee with you
Bryn



Faire références aux zoulous qui habitent avec moi fonctionne à tout les coups, Bryn se met à rire et quelque chose me dit que c'est la première fois que ce dernier est sincère. La preuve en est, lorsqu'elle se permet de me tutoyer. Sa réaction et le fait d'entendre ma situation de vie prononcée à haute voix me fait sourire également. Puis vient le sujet fâcheux, où sans m’étaler je lui explique ma façon de voir les choses par rapport à cette notion de "couple". La brune face à moi garde un rictus en coin sur les lèvres.

« Personnellement, je crois que c'est pas une histoire de temps ou non. L'amour, quand ça nous tombe dessus, peu importe si on a le temps ou non, ça nous chamboule et plus rien n'a d'importance, je vous assure. »

Je me retiens de lever les yeux au ciel. Là, elle ne m'apprend rien. Oui, aussi inattendu cela puisse paraître, j'ai déjà aimé, une fois. Tout ce que j'y ai gagné c'est une grossesse non désiré. Alors, tout ça, je connais et c'est bien pour cette raison que je ne souhaite pas retomber dedans. De toute façon, qui voudrait du "plus mauvais coup" de Bristol comme compagne de vie? Mise à part Kyle, ma vie sexuelle est plus que pathétique depuis deux ans et encore avec Owens, je m'en tiens aux préliminaires, je connais que trop bien ce genre de mecs, j'en ai deux à la maison et c'est d'ailleurs à cause de l'un d'eux que j'en suis là aujourd'hui. Cette brève pensée envers le sexe me donne comme des papillons dans le bas du ventre, je me trémousse sur place et puisque Thunder commence à s'impatienter, je saisis l'opportunité pour demander de quitter la terrasse. Cette sale bestiole réussit de nouveau à me faire perdre patience en deux minutes top chrono, si bien que je soumets la possibilité de le donner à Bryn.

« Si je refuse, est-ce que je suis virée ? »

- Le chantage professionnel étant interdit depuis de nombreuses années en Angleterre je suis obligé de répondre non, mais je vous ferais vivre un véritable enfer !

Je joins mon rire au siens, j'admet que sa compagnie n'est pas des plus désagréable.

« Vous n'êtes pas comme je me l'étais imaginée, finalement. »


Cela me coupe, je garde les yeux sur mon chien qui zig-zag devant moi. Je ne suis pas folle, je sais très bien l'image que je renvoie, mais je ne m'attendais pas à ce que mon employé en face allusion. La brune se justifie en faisant passer ça pour un compliment et je me contente d'hocher la tête. Je suis comme je suis: froide, acerbe, distante et désagréable. C'est voulu, je n'aurais pas réussi autrement. Il est vrai que jusqu'à présent, je traitais Bryn comme les autres, mais aujourd’hui, elle a pu voir un autre aspect de ma personnalité, qui est forcément plus agréable, alors je ne prend pas mal ce qu'elle a pu me dire, car après tout c'est la vérité.

« Pardon, j'ai pas l'habitude de vouvoyez. »

Deux fois en même pas un quart d'heures, ça se voit oui. Je tire un coup sur la laisse de Thunder, afin de le ramener à mes pieds. J'hausse les épaules et répond:

- Personne à ma connaissance a été licencié pour cette raison. Le tout est que ça ne se reproduise pas sur le lieu de travail. Vous êtes tous plus vieux que moi au label, alors si il n'y a pas un minimum de règles, je perd toute crédibilité.

J'ai débuté ma phrase avec un peu d'humour, afin qu'elle ne prenne pas trop mal ce que j'avais à lui dire. Lorsque nous sommes jeunes, nous avons parfois du mal à faire la part des choses avec nos patrons, surtout si eux aussi le sont, mais une relation purement professionnelle doit en rester là, sinon c'est la merde. Pour l'instant, je n'ai eu aucun problème, que se soit avec les artistes que je produis ou autre et je veux que ça continue ainsi. Bientôt, nous arrivons en face de l'arrêt de bus que je dois prendre, afin de rejoindre le quartier peu glorieux d'Harbourside. Je m'arrête, hésite un court instant à l'inviter à me suivre, mais je me contente finalement de lui tendre la main.

- Je vous dit donc à demain, pour le travail.
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coffee with you (keeran)
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