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 far enough (jakob)

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MessageSujet: far enough (jakob)   Sam 19 Aoû - 19:21


far enough
Et je suis là près d'eux, vivant encore un peu, tuant le temps de mon mal, tuant le temps de mon mieux.
Dans  quel merde tu t'es foutu Cellegan ? Tu as ouvert les yeux à l'hôpital il y a trois jours et t'es pas foutu de pouvoir téléphoner, bouger, ou encore tenir tête à ton père. T'es faible,, tu n'es plus le même. Il te prend même du temps à comprendre ce qui t'arrive vraiment. Tu restes là te faire tripoter les pieds et les jambes pour réapprendre à marcher. Il n'y a qu'Elinor qui arrive à te dire un peu ce qui se passe. Elle t'a largement expliqué tes blessures et ça te donne des frissons dans le dos à y penser. Tu ne devrais même pas être en vie et tu le sais bien. Tu ignores pourquoi tu l'es encore. Tu t'es fais poignardé, tu avais le poumon perforé, le nez cassé, le bras, une jambe, des doigts, des côtes. Merde, ils n'y sont pas allez de main morte. Ils ont assurément continué après que tu aies perdu conscience. Tu n'as aucune idée de comment tout ça s'est fini. Est-ce qu'ils se sont arrêté? Est-ce qu'ils ont été interrompu? Tellement de question qui sont soulevé. Ton père ne semble même pas être prêt à te dire où est ton fils. Tu n'as pas eut de nouvelle depuis ton réveil, ils ne veulent pas te dire autre chose que : Il est en vie.

Tu as finis par en avoir marre, tu voulais sortir de cette endroit, cette pièce à quatre murs te faisait peur d'une certaine façon et d'un autre côté, elle te rend fou. Tu vas finir par péter un câble si tu restes là. Tu jettes un coup d'oeil à l'horloge. Il est huit heures trente, c'est le changement de quart pour les infirmières. Tu te lèves d'un bon avec toutes ces tensions dans le corps, toute cette douleur et tu poses tes pieds au sol. Tu te lèves et le froid sous tes pieds te dresse les cheveux sur ta nuque. Tu piques quelques vêtements, le genre de vêtements que tu n'as jamais porté. Un jean trop usé troué, affreusement troué. Un t-shirt peu soigné et une veste à capuche.  Tu quittes ta chambre en boitant, tu serres les dents, tu chancelles de gauche à droite. Tu trouves difficilement ton chemin dans les couloirs et encore moins dans la ville. Tu as perdu tous tes repères, tu ne reconnais pas les rues. Tu tiens très mal sur tes jambes, mais tu t'en fiches, tu ne veux pas retourner dans cet endroit, tu veux retrouver ton frère, mais tu ne sais pas où chercher, tu n'arrives pas à chercher. Tout ce que tu fais, c'est essayé de garder le contrôle sur tes pieds. Tu t'engouffres dans une ruelle, sans vraiment te rendre compte que tu es derrière un bar. Tu perds pied et tu te retrouves tête première au sol. Tu t'allonges en grognant, la jambe et le bras tremblant.
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MessageSujet: Re: far enough (jakob)   Dim 20 Aoû - 19:40



FAR ENOUGH
J'AI PASSÉ DES JOURS À TE CHERCHER ET TU VIENS M'VOIR QUAND IL FAUT PAS
Le volume des hauts parleurs était à son maximum.  Le comprimé que j'ai testé, ma nouvelle came, fait entièrement effet et je ne saurais dire quel est mon nom.  Mes mains se promènent sur le corps de cette fille qui danse devant moi.  Elle danse sensuellement, mais les sensations dans mes mains sont si étranges que je ne saurais dire ce qu'elle fait.  "Tu viens chez moi beau gosse?"
Je hoche la tête négativement, continuant de bouger au rythme, incapable de parler comme un être humain normal.  J'suis beaucoup trop défoncé.La meuf continue de me coller et ne me lâche pas.  "Allez, tu peux pas me dire que t'as pas envie de moi.." Je sens qu'elle met mes mains dans son pantalon, mais je la repousse violemment.  Une petite lueur de sobriété qui revient à moi.  "Non, mais tu m'fous la paix s'il-te-plaît? Si j'te dis non, c'est non."  Elle me regarde en faisant des gros yeux, restant couchée au sol et moi je continue de danser.  Je me défonce comme jamais.  Alcool, drogues, tout y passe.  Ce soir, c'est mon soir.  Ce soir, je fais la fête comme jamais.  Ce soir, je fête mon arrivée à Bristol.

La soirée avance bien.  J'ai chaud, j'ai soif, j'ai faim et y'a ce mec qui me cherche.  Il continue de me pousser des vannes comme si j'étais un p'tit gosse.  Il me pousse, il n'arrête pas.  "Tu peux arrêter de m'chercher s'il-te-plaît?  J'essaie de m'amuser!" Je cris ces mots en continuant de danser alors que mon interlocuteur me fait un majeur.  Il continue de me provoquer et c'est trop.  Je saute à sa gorge, je le frappe, sans arrêter une seule fois.  Il fini par m'avoir au visage et je tombe au sol.  Ma tête tourne,
ma tête me fait mal.  J'suis défoncé et saoul.  Je fini par sentir des bras qui m'enveloppent et je sens qu'on me transporte.  Légèrement dans les vappes,
j'arrive à voir les personnes du club qui m'acclament.  Un mince sourire aux lèvres, j'accepte qu'on me balance à la sortie arrière du club comme un vulgaire sac de poubelles.

Je reste couché là, face au sol et je regarde cette goutte qui tombe lourdement au sol.  Bloup.  Bloup.  Je pourrais quasiment rigoler seul, mais lorsque j'essaie de me tourner sur le dos, je vois un mec au loin.  Il n'a pas l'air bien en point.  Je décide de me lever lentement et ce simple effort est très compliqué, croyez-moi.  "Hé!  Mec!"  J'essaie d'attirer son attention en marchant vers lui, mais je n'arrive pas à le voir dans le noir.
 Je fini par arriver en face de lui et il reste planté là.  "Arrête de faire le con et regarde-moi.  J'peux t'aider, j'ai les moyens qu'il faut, mais pas si tu m'fais flipper mec."  Je tire sur sa capuche et une tignasse châtaine familière fait son apparition.

Je m'assois alors directement au sol, devant l'inconnu et je relève son menton.  "Cee..  Je ne suis pas certain, malgré les blessures,
nos regards se croisent et tout doutes se dissipent.  CEE!!!"
 Je me relève d'un bond, le chopant au passage et le sert dans mes bras de toutes mes forces.  Je le sers et je n'ai pas envie de le laisser partir.  Oh non pas cette façon.  Ma gorge se noue et je sens que les larmes montent.
 J'inspire profondément, je profite de toutes ces odeurs familières que j'ai été forcé d'oublier ces cinq dernières années.  Je me détache enfin et prend conscience de l'état de mon frère.

Je prends son visage entre mes mains et réalise tous les coups qu'il a reçu au visage.  Il grimace aussi que je lui touche les côtes.  Il est mal en point et je me demande franchement pourquoi.  Je prends son bras et le mets autour de mes épaules pour l'amener vers le premier banc public.  Heureusement,
il est juste en face du club.  "Qu'est-ce qui s'est passé?  Pourquoi t'es dans cet état?!  Qui t'as fait ça?!"  Je le dépose sur le banc et m'allume aussitôt une clope.  Soit j'allume cette clope, soit j'allume le feu qui bouille en moi et je pars à la recherche des cons qui lui ont fait ça.

Mon esprit ne fonctionne pas comme il faut. Les idées se bousculent, la boisson me donne le tournis, les drogues m'engourdissent et m'assourdissent. Il faut que je revienne à moi, mais en regardant mon frère, je ne le reconnais même pas. Peut-être est-ce l'alcool ou les drogues,
ou peut-être est-ce les cheveux légèrement plus longs et la barbe. Je ne sais pas.
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MessageSujet: Re: far enough (jakob)   Dim 20 Aoû - 20:58


far enough
Et je suis là près d'eux, vivant encore un peu, tuant le temps de mon mal, tuant le temps de mon mieux.
T'es pas dans ton état normal et tu le sais très bien. Mais qui serait dans son état normal après un passage à tabac et quatre mois dans le coma. Pas toi. Tu as toujours été quelqu'un de fort, quelqu'un d'acharné, mais tu es loin d'y arriver, pas cette fois. Tu aimerais bien retourner sur tes pieds, te lever et pourtant, pourtant tu restes prit au sol, le visage contre le bitume. Tu as mal un peu partout, tu sens la douleur te traverser jusqu'aux entrailles. Tu as envie de retrouver la position feotal, mais tu n'es plus un gamin. Tu ne te souviens pratiquement de rien, tu as des parcelles. Tu repenses à cette journée où tu as décidé de quitter Bristol pour retourner à Brighton. Tu voulais protéger ton frère. Encore. T'as été stupide de croire que tu pourrais faire la différence sans avoir bouffer ou encore sans avoir dormi. Tu t'es foutu les pieds dans les plats. Ce ne fut qu'à ce coup de pied en pleine gueule que tu as compris que ta vie serait finie. Tu t'es réveillé d'un sacré cauchemar et pourtant c'était bel et bien la réalité, tu étais en vie.

Tu as fermé les yeux un moment, allongé sur le sol froid de cette ruelle. Tu regrettes un moment d'avoir quitté l'hôpital. Tu sens tes os craquer à chaque mouvement que tu oses faire. Tu t'appuis sur tes mains, sans succès puis tu entends une porte s'ouvrir. Tu ne bronches pas, tu restes immobile, par chance personne ne te remarquera. Tu t'y prends à tord. Tu entends cette voix qui te parvient victime de distorsion. Tu as mal à la tête, tu comprends très mal ce qui est dit vu la distance. Cette capuche que tu as sur la tête part en volant. Tu serres les dents et tu pousses un grognement. T'es dans la merde. Une fois de plus. Tu gardes ton visage encré dans le bitume et tu résistes un peu quand tu sens sa main sur ton menton. Toute résistance disparaît quand ton nom te viens, bien connu. Ton coeur s'active, est-ce que c'est vraiment... Tu lèves les yeux et ton regard croise le sien. En un rien de temps, tu te retrouves sur tes jambes et il te tient dans ses bras. Tes yeux rond comme des billes, sentir la chaleur de ton frère te donne tout un choc. En vitesse, les os craquant, tes brasa se referment autour de lui et ton bras tremblant le serre du mieux qu'il peut. Tu t'accroches à lui en profitant du fait qu'il était devenu un soutient. Il se détache et tu fais ce que tu peux pour rester debout, mais tu trembles. Tu regardes ta main que tu viens cacher dans une poche. Ton bras passe autour de ses épaules et tu te mets à le fixer. La gueule qu'il a, il a reçu un coup, tu le sais bien. Tu n'as pas du tout la langue pendue ce soir. Tu n'es pas là pour le réprimander, tu n'y arriveras peut-être plus. Tu te laisses tomber sur le banc en soupirant. Tu as bien entendu ce qu'il t'a demandé, mais tu ne veux pas répondre. Tu te contentes de lui arracher son paquet des mains pour en récupérer une. Tu n'as jamais fumé, du moins il ne t'a jamais vu faire. Il t'a simplement vu boire. Si seulement il savait tout ce que tu arrives à faire. Tu récupères aussi le briquet avant d'allumer ce bâton de tabac. Tu ne le regardes pas, tu sais très bien qu'il ne supportera pas le fait que son dit pote à risqué de te tuer. Tu te contentes de fumer. Tu as le regard vide de vie. Tu n'es plus le même depuis que ton fils est entré à l'hôpital et cette agression en a eut raison de toi. Tu baisses les yeux vers le sol en glissant une main dans ta nuque. « T'as pas envie de savoir. » Tu fixes tes pieds et grimace. Tu meurs d'envie de le prendre encore dans tes bras, mais t'as pas envie qu'il en apprenne plus. Tu es dansa un sale état, c'est vrai et tu te retrouves face à ton petit frère. « Désolé de ne pas être venu te chercher... » Ta mâchoire se serre et tes joues se creusent par la pression. Tu tires contrôlant tant bien que mal la douleur.
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MessageSujet: Re: far enough (jakob)   Lun 21 Aoû - 14:39



FAR ENOUGH
J'AI PASSÉ DES JOURS À TE CHERCHER ET TU VIENS M'VOIR QUAND IL FAUT PAS
Je prends des longues touches de ma cigarette.  Je savoure sa saveur toxique qui me tue tranquillement les poumons.  Mais bon, on va tous mourir un jour, il faut bien trouver une raison pour laquelle mourir.  Par contre, je m'attendais pas à ce que Cee prenne lui-même une cigarette.  Je le regarde prendre des touches et simplement par la façon qu'il fume, je sais qu'il fume depuis longtemps et ça me brise le coeur.  Il détestait le tabac avant.  Que s'est-il passé?  Je profite aussi de l'occasion pour l'examiner.  Il a plusieurs blessures, on ne peut pas très bien les voir, mais les grimaces qu'il fait dit tout.  « T'as pas envie de savoir. »  Je me lève d'un bond en riant et fait exprès de toucher ses côtes qui lui font visiblement souffrir.  « Tu penses vraiment que j'ai pas envie de savoir?!  J'te touche à peine et tu chiales comme une gamine! »  J'entends une porte s'ouvrir plus loin, mais je n'y porte pas plus attention.  De toute façon, mon frère fait encore le con.

« Désolé de ne pas être venu te chercher... »  J'éclate de rire à nouveau et je sens déjà la colère qui monte.  La prison n'aura pas aidé pour ce point.  La colère s'anime au fond de moi aussi vite qu'un brasier qu'on allume avec de l'alcool.  Ma tête tourne et me rappelle justement que l'alcool coule à flots dans mes veines.  « J'en ai rien à foutre que tu sois pas venu Cee.  Regarde ton état!  Qui t'as fait ça! »  J'ai à peine le temps de terminer ma phrase que je sens une main sur mon épaule et un nouveau coup sur ma joue gauche.  Je la sens aussitôt fendre et la chaleur du sang sur ma joue me confirme que ce connard d'enfant de pute m'a effectivement blessé.

Je suis au sol quand je reconnais le connard du bar.  Un énorme sourire fait apparition sur mon visage: à partir de maintenant, je peux le cogner comme je veux et personne pourra me faire chier.  Je me lève d'un bond et saute littéralement sur le mec qui tombe au sol.  Je lui donne je ne sais plus trop combien de coups, mais quand j'arrête, sa tête est molle et il est inconscient.  Mes jointures sont pleines de sang et, étrangement, cette sensation fait un bien fou.  Je me retourne aussitôt vers mon frère.  Je l'avoue, j'ai réussi à l'oublier pendant ce bref instant.

Je me relève, presque honteux, et y'a qu'avec Cee que j'suis honteux, je déteste ça.  « Hum.. désolé.. j'me suis battu avec ce con dans le bar juste à côté.  C'est pour ça que j't'ai trouvé.. »  Je regarde le sol, m'allumant une clope au passage.

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MessageSujet: Re: far enough (jakob)   Lun 21 Aoû - 17:07

Ru tires comme si tu n'avais pas tiré depuis un moment et c'est bel et bien le cas. Tu fumes depuis près de cinq ans. Tu bois trop depuis un an, du moins en date d'aujourd'hui, puisque pour toi ça ne fait pas un an que ton fils est cloué dans un lit d'hôpital. Tu n'as jamais eu la force de l'avouer à Jake, tu faisais toujours tout pour bien paraitre face à lui, aucune cigarette fumée cette journée là, fraichement rasé. Tu te plaquais ce joli sourire sur la gueule, tu n'étais pas là pour te pleindre de ta petite vie, tu venais passer du temps avec ton frère comme tu le pouvais. Si seulement il savait ce que ta vie était devenu en cinq putain d'années. Il se retrouverait sûrement à manger ses bas. Ton monde croulait plus ta vie avançait. Trentenaire et tu ne contrôle déjà plus rien. Tu cache très bien à quel point la présence de ton frère se soulage. Toi qui avais les muscles bien tendu depuis le début de la journée. Tu es détendu, mais ta vojx dis autrement depuis qu'il t'as posé la seule question que tu ne veux pas entendre. Tu n'as pas envie de lui dire que son cher ami t'as laissé pour mort dans une ruelle. Tu n'as pas envie de lui dire que tu as baigné dans ton sang pendant trop longtemps. Tu grognes quand il t'atteint aux côtes, tu fermes les yeux pour cacher la rage naissante. Tu sens ton sang bouillir dans tes veines. Tu serres les en respirant bruillament, c'est ton frère tu ne feras rien.  Tu gardes ton silence puisque tu sais que tu pourrais être blessant.

Tu ne le regardes même pas, tu fixes le vide soudainement, sans émotions, sans convictions. Tout ce que tu arrives à dire, c'est que tu regrettes de ne pas être venu le chercher. C'est vrai, tu te croyais plus fort que ça, tu t'es même cru invincible. Tu ne l'es pas, tu le sais bien. Encore une fois, tu te taires dans le silence. Tu sais très bien quel effet aura cette bombe pour ton frère. Encore une fois tu cherches à le protéger. Tu le faia au détriment de ta vie. Tu le sens dans tes tripes il reviendra finir le travail et maintenant que Jakob est là ça risque d'être pire. Un frisson te parcours le dos et tu grimaces de dégout et tu grognes encore. Non, tu n'es pas prêt à lui dire. Tu sens bien que tu pourrais lui sortir la vérité pour lui faire mal et tu n'en as pas envie. Puis en un clin d'oeil, tu le vois se retrouver au sol. Tu te lèves d'un bon à ton tour la cigarette entre les dents. Tu suis la scène sans avoir le temps de réagir. Tu finis par t'approcher de ton frère et tu l'agrippes par le cole et le tire un peu plus loin de ce mec. Tu ouvres la bouche pour dire quelque chose, mais la porte s'ouvre à nouveau, suivit de quelques pas. " Cellegan..." Ton visage se décompose dans une agressivité maladive et tu te retournes. Tu connais cette voix. Tu pousses ton frère derrière toi et tu jettes avec violence ton mégot au sol. Tu fais quelques pas vers lui en baissant un instant les yeux vers le jeune qui avait touché ton frère. "Je te croyais mort." Tu laisses tomber un rire noir et tu craches au sol. "Si j'étais toi je vérifirais mes sources, ils n'ont pas fini le boulot." Tu le vois fixer Jakob et tu vois cette lueur dans le regard. Il veut le faire payer pour ce qu'il a fait au jeune. Il fait un pas, puis deux pour passer à côté de toi, mais tu l'aggrippes par la gorge et le plaque contre le mur en serrant de plus en plus fort. Tu lui éclates la tête contre le mur à nouveau. "Sam, je te présentes Jakob. mon frère." Il comprend qu'il est dans le pétrin. Il t'agrippe le bras et essaie de se deffendre, mais tu ne fais que resserrer encore et encore. Tu sens tes doigts craquer, mais tu continues. Ses yeux tournoient vers l'arrière, si tu continues tu vas le tuer. Tu le relâches et il glisse contre le mur. Un coup de genoux direct en pleine gueule et il croule. Tu t'accroupis près de lui et tu le prend par le colle pour lui tapoter la gueule jusqu'à ce qu'il te regarde. "Passe le mot que je suis en vie Tu pointes ton frères sans le regarder. Et que si quelqu'un le touche, je ne me retiendrai pas. " Tu l'aides à se redresser et tu le pousses vers l'auttre. " Prends ta lopette et dégage." Tu restes de dos à ton frère sans réaliser ce que tu venais de faire devant lui.

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MessageSujet: Re: far enough (jakob)   Lun 21 Aoû - 17:28

Je regardais la scène, impuissant. Je n'ai même pas eu le temps de comprendre ce qui se passait que mon frère était devenu un autre homme. Un homme froid, violent, glacial, mais surtout totalement inconnu au Cellegan qui venait me voir en prison. Il avait mal à chaque coup qu'il donnait au mec. Il avait mal quand il le prenait par la gorge, mais cette lueur dans ses yeux, même dans le noir elle brillait. Je suis resté planté là, à les regarder se taper sur la gueule. Je pouvais faire quoi? Je connais mon frère, je me serais approché qu'il m'aurait repoussé pour m'éviter d'être dans ce pétrin. "Cee.." Les yeux du mec virent vers l'arrière, signe qu'il va perdre conscience. "CEE PUTAIN! TU VAS LE TUER!!"

Pour la première fois de ma vie, je cris sur mon frère et c'est un cri de peur. Mon frère, comme ça, je ne l'ai jamais vu. Ses yeux sont noirs, alors qu'habituellement ils sont d'un bleu éclatant comme moi. Il se laisse glisser et lui demande de passer un message. Je tombe assis sur le banc. Je n'en peux plus de cette journée de merde. Le mec prend son pote et fout le camp aussi vite qu'il le peut, mais son pote est un gaillard et c'est évident qu'il n'est pas léger. Je reste là, assis dans le silence, regardant la clope de Cee qui se termine tranquillement au sol. Je ne sais pas quoi dire. Je ne sais pas quoi faire. Mon frère, l'homme le plus gentil que je connaisse est en fait un vrai batailleur.

"Je.. je crois que je ferais mieux d'y aller Cee.. ma voiture est garrée pas trop loin. J'te ramène chez toi. Okay?" Je ne lui laisse même pas le temps de réfléchir que je suis déjà à côté de lui en train de le soulever de terre. On marche dans un silence que je trouve encore plus lourd que son poids jusqu'à ma voiture. Je l'assis au siège passager et vais aussitôt au siège conducteur. Plusieurs sacs pour mes ventes se retrouvent à l'arrière, mais aucune odeur n'est dégagée par ces sacs, heureusement. En plus, il est trop mal en point pour aller prendre les sacs à l'arrière pour les examiner.. enfin, j'espère. "T'habites dans quel quartier?" Je me rallume une clope en ouvrant la fenêtre.

Les nerfs à vif, la drogue et l'alcool dans mes veines, j'ai l'impression de frôler le bad trip. Je me sens mal. La tête qui tourne, des hauts le coeur à toutes les deux secondes, cette envie de dormir incontrôlable. Pour la première fois depuis que j'suis gosse, je n'ai plus envie d'être près de mon frère. Je veux le ramener chez lui, prendre son numéro et le revoir une autre fois. Quand je saurai enfin qui il est.
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MessageSujet: Re: far enough (jakob)   Lun 21 Aoû - 22:47

Tu t'es perdu dans un monde que ti ne connaissais plus. La colère t'habitait depuis trop longtemps. On t'avait arraché ton frère. On t'avait éloigné de ta femme. On cherchait à t'arracher ton fils. Tout te revenais en tête. Toute cette douleur psychologique endormie pendant ton coma t'a agressé comme la pire claque en pleine gueule. Tu n'avais pas conscience que tu perdais le contrôle. Tu n'avais pas plus conscience que ton petit frère était là. Sa voix brise le silence, elle le déchire et t'attaque en plein coeur. C'est bien ce qui a créé se relâchement. Tu lui as passé ton message au final. Tu a perdu l'équilibre, tu t'es retrouvé à genoux pour commencer et les mains plaquées au sol cu la douleur. Ils ont foutu le camp, mais Jake est là et tu te sens mal, désemparé, désorienté. Pendant un moment tu te demandes où tu es, qui tu es. Tu ne parles pas, tu ne sais pas quoi dire. Tout ce qui te viens en tête, c'est ce que tu as. Tu pourrais t'excuser de ce que tu as fait, mais non tu ne veux pas. Tu ne peux pas le faire, parce que tu sais que ce serait mentir. Ton frère te connais trop bien, mais il y a cette partie de toi que tu as toujours su lui cacher. Cette partie qui ne semble plus vouloir rester dans l'ombre. Tu ignores pourquoi. Tu t'installes dans la voiture et tu te calles dans le siège. "Au centre..." Tu mens, mais pour une fois tu mens très bien. Le silence retombe et tu sens la pression et la tension monter. Tu dois la briser. Tu ouvres la bouche.

"Je ne te dirai pas qui, ni où, ni pourquoi. Si tu tiens vraiment à savoir, je te le dirai un jour, mais pas maintenant. Je peux te dire le résultat, le quand et le comment. " Tu glisses ta main tremblante dans tes cheveux. On voit bien les cicatrices sur tes doigts. Ils ont joué avec tes nerfs pour tout régler. Tu replaces la veste sans broncher et tu fixes devant toi. Tu n'arrives clairement pas à le regarder avec cette honte au fons de la gorge. " ils étaient cinq." Tu y repenses. Cinq. Non mais que tu as été con de croire que tu aurais une chance. Peut-être que tu cherchais à crever. Qui sait. "" Tu joues avec tes doigts et tu pousses un lourd soupire. Tu jettes un court coup d'oeil vers lui avant de revenir vers la rlute. Tu plaques une main contre tes côtes et tu serres les dents. "Six côtes cassées. La jambe droit brisée à deux endroits. Le bras gauche brisé à trois endroits, fissuré à deux autres. Trois doigts cassé. Le nez brisé. La mâchoire fracturée." Tu avale difficilement la salice te disant que tu aurais pu finir paralysé. Tu serres la mâchoire et ton corps tremble donnant une énorme dans la zone qui t'effraie le plus. "Quatre vertebres endommagés... J'ai pas bien compris." Tu passes nerveusement tes mains contre ton visage te repassant les derniers évênements dans ta tête. Tu n'as aucune idée de ce qui te prend. Tu n'aurais jamais fait ça devant lui, tu le sais, quelque chose cloche. "Ça m'a valu quatre putain de mois dans le coma..." Tu lui fais signe de se ranger. À quelques coins de rues d'un quartier résidentiel. Tu regardes le décor s'arrêté. Hors de question d'aborder le sujet qu'IL t'avait poignardé. Tu tournes la tête vers lui avant d'ouvrir la portière. Tu lèves les yeux au ciel et tu les ferment, silencieux. T'as aucune idée du pourquoi tu as parlé de ce quartier, mais lui dire que tu avais foutu le camp de l'hôpital avant ton temps ne t'enchentais pas autant.

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MessageSujet: Re: far enough (jakob)   Mer 23 Aoû - 14:25

Je ne veux pas parler.  Il est dans le siège passager et je suis concentré sur la route.  Soit je me concentre, soit on a un accident.  En l'entendant grogner en énumérant ses blessures, je sais parfaitement que l'accident n'est pas permis.  Je l'écoute attentivement, mais sans jamais le regarder.  Je ne peux pas.  Ce n'est pas le Cellegan Graham avec lequel j'ai grandit.  J'suis habitué à être le batailleur, celui qui sort les poings avant d'ouvrir la bouche.  J'suis habitué d'être celui qui se fout dans la merde et qui fini avec des fractures.  Mais Cee?  Jamais.  Il avait toujours l'air parfait et c'est pour ça que nos parents l'aimaient tellement.. ou en tout cas, beaucoup plus qu'ils ne m'aimaient.  Cee est l'homme parfait.  Toujours fraîchement rasé, bien coiffé, bien habillé.  Aujourd'hui, Cee a une barbe de trois jours, des cheveux en bataille, des vêtements que j'espère franchement qu'il n'a pas lui-même acheté.

Aujourd'hui, je rencontre un nouvel homme et j'ignore totalement si j'ai envie de le connaître, mais c'est mon frère et j'peux pas le laisser dans cet état.  Je suis perdu dans mes pensées quand il me dit de me ranger.  Je me range, sans rien dire et il sort de la voiture.  Tout ce que je fais, c'est le regarder.  Je l'examine et j'peux pas le laisser retourner chez lui dans cet état.  Sa femme va péter un câble et son fils sera clairement traumatisé.  Je sors à mon tour de la voiture, prenant mon paquet de clopes au passage et marche de l'autre côté de la voiture.  Je prends appui sur le capot et m'allume une clope, tendant le paquet à Cee par la suite.

"Écoute, j'vais pas te mentir.  J'te reconnais pas.  Mais j'suis personne pour te juger, j'ai fait pire que toi et pire que tu ne pourrais jamais faire."  Je regarde le ciel en prenant une longue touche que j'expire le plus lentement possible.  Qu'est-ce que j'peux bien lui dire?  "Mais avec toutes tes blessures, j'peux pas te laisser retourner chez toi.  J'sais pas comment t'as fait pour te sauver de l'hôpital..  Je sens son regard sur moi, ce même regard qu'il me lâchait souvent pour me réprimander.  Je plante mon regard dans le sien et le soutien.  Ne me mens pas Cee.  Il fini enfin par regarder ailleurs et j'en profite pour faire de même.  J'suis pas con.  Avec toutes tes blessures, t'aurais dû rester à l'hôpital plus longtemps.  Tu t'es forcément sauvé.  Je donne un coup de pied sur un caillou dans la rue.  Il vole sur une bonne vingtaine de mètres avant de s'écraser lourdement au sol et d'éclater en plusieurs morceaux.  Tu vas venir chez moi.  Tu peux pas retourner chez toi avec ta femme et ton fils.  Ils vont avoir un putain de traumatisme en voyant ta gueule de cadavre."

Je ne lui laisse même pas le temps de répondre que je remonte aussitôt dans la voiture et ouvre la portière de passager.  "Aller, monte.  J'habite pas dans un trou à rats.  Ma maison est sympa."  Je le vois hausser un sourcil en entendant le mot maison.  Je me mets à rire et lui fais signe de monter avant de démarrer.  Au bout de quelques secondes, je lui pose la seule question qui me vient en tête: " Tu dis qu'ils étaient cinq.  Pourquoi t'as prit la peine d'aller confronter cinq personnes?  C'est totalement stupide Cee.  J'espère que tu l'sais."

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MessageSujet: Re: far enough (jakob)   Mer 23 Aoû - 15:35

C'est lourd comme ambiance. Ça te fais étrange à vivre ça, surtout avec ton frère. C'était ton petit frère, ce l'est toujours. Tu n'arrives à contrôlé toute cette merde en toi, tout ton malheur. Pour une fois tu te montres tel que tu es devenu, brisé. Tu souffres, mais pas comme tu. L'aimerais. Ton corps est endolori, c'est vrai, mais tu sais très bien que la douleur physique est loin d'être celle que tu as vécu. Toute cette douleur elle est mentale et elle te tut. Si tu étais assez stupide, tu pourrais te foutre devant un bus. Tu ne l'es pas. Tu réfléchis toujours trop. Tu penses à ton frère, tu penses à Aubrey, à Jonathan... Tu en prendras encore pour vingt ans, juste pour pouvoir les voir en vie. Quitte à ne plus marcher, tu continuerais à vivre avec ta merde et tu mourais avec ce silence sans personne ne sache ce qui se passe dans ta tête. Un psychologue pourrait te traiter de fou et te ferait sûrement interner, mais vu ton physique et le statut de ton père, tu es quasi intouchable.

Te voilà hors de la voiture les mains dans les poches. Tu regardes autour de toi et tu soupires. Tu aurais du resté à l'hôpital, mais tu en as décidé autrement. Tu es un entêté et tu le sais. Elinor allait te faire passer un aale quart d'heure, c'est sur. D'un autre côté tu as vu ton frère. Il est sorti. Il est en vie. Il va sensiblement bien à le regarder. Tu arrives à rester calme et oublier cette idée de quatre mur blanc et de ces machines. Tu te tournes en réalisant que Jake est sortit de la voiture. Tout ce que tu vois, c'est ce paquet de cigarette. Tu le prends sans broncher et tu en prend une. Tu l'allumes en silence et lui jetant un coup d'oeil. Ta langue s'y met mets sans même que tu ne le réfléchisses. "Ça pourrait te surprendre." Il trempe dans qurlqur chose et toi tu trempes dans autre chose. Il n'est au courant de rien, il ne sait rien et ça a toujours été mieux comme ça et là comme le plus grand des cons tu lui balance ça comme ça? Tu entends ce mot que tu cherchais tant à oublier. Tu le dévisage la mâchoire bien serrée. Tu sais qu'il a raison et tu ne diras rien pour te deffendre. Tu restes silencieux en tirant. Ça te fait étrange, c'est la première fois qu'entre vous deux, c'est toi qui se fait réprimander. Tu baisse les yeux vers tes chaussures en soupirant. Tu sais qu'il a raison, mais tu te tais, une fois de plus. Tu regarde ailleurs, tu n'as pas le courage de le regarder en face et puis viens Aubrey et Jonathan. C'est comme un poig ard en plein coeur qui te transperce par le dos. Ta gorge se noue, tu n'arrive plus à parler, ton visage se décompose. Par chance tu lui fais dos. Une larme roule contre ta joue. Tu n'as jamais réussi à dire à ton frère que ton gamin était en train de crever. Tu laisses une fois de plus le sujet en sespension.

Tu l'entends s'éloigner, c'est à ce moment que tu chasse subtilement la larme perlant sur ton menton. Tu finis la dernière touche et tu re prend le contrôle de ta gueule. Tu remontes en voiture sans savoir pourquoi. Tu en avais assez fait. Tu te calles dans ton siège et la question se pose. Tu plaques ta tête brusquement contre l'appuie-tête et tu lui réponds dans un calme olympien, mais d'une franchise qui est la tienne. " Y'a rien de stupide que je ne ferais pas pour toi." quelle merde tu viens de faire là.

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MessageSujet: Re: far enough (jakob)   Mer 23 Aoû - 15:55


Je ne sais pas ce qu'il a.  Je ne sais pas pourquoi il agit comme ça, mais il n'est pas lui-même.  Ou alors, il n'a jamais été lui-même avec moi.  Ça ne m'étonnerait pas en fait.  Cee a toujours voulu me protéger.  Il voulait me protéger de mes potes, de mes activités illégales, de papa, de maman, il voulait me protéger de tout et pour me protéger, je sais qu'il est prêt à tout.  Mais de là à être une autre personne?  Je chasse cette idée de ma tête.  C'est pas l'temps de me mettre à trop penser.  C'est le temps de faire mon rôle de frère et tenter d'aider cet homme avec lequel j'ai grandit.

"Ça pourrait te surprendre."  Il dit cette phrase comme si de rien était.  D'un calme qui me frappe de plein fouet.  Il me cache des choses, j'en suis certain.  Mais il n'est pas en état.  Oh non.  Si je pousse le bouchon, il risque de péter un câble et j'ai pas envie.  J'ai pas envie de me prendre la tête avec lui.  "Ouais, t'es un gros gangster qui aurait pu purger une peine à vie.  T'es un gros gangster qui a buté des mecs, mais qui s'est pas fait prendre.  T'es un gros gangster qui a été la cause de probablement plusieurs addictions à Brighton.  Ouais, t'as fait des trucs atroces qui pourraient me surprendre?"  Je le regarde dans les yeux et je la vois, cette souffrance.  Elle est cachée, loin, il la refoule, mais la souffrance est bien là.  Pourquoi souffre-t-il comme ça?  "C'est un sujet de conversation pour plus tard, mais crois-moi bro, t'es pas le seul à avoir des squelettes dans l'placard."  Je balance ma clope et retourne à l'intérieur de la voiture.  Je lui laisse même pas le temps de penser qu'il est déjà à l'intérieur avec moi.

Ce qui me choque.  Ce qui me fait chier, c'est qu'il a été assez con pour aller se battre contre cinq personnes.  Cinq.  Même s'il se bat probablement très bien, c'est dans notre sang on dirait, cinq personnes, c'est beaucoup.  Il a abusé et il en a payé le prix.  "Y'a rien de stupide que je ne ferais pas pour toi."  Je me retourne aussitôt vers lui, mettant le pied sur le frein.  Oh non.  Il ne jouera pas au parfait prince qui vient à la rescousse des citoyens en besoin.  "Quoi?!"  Réalisant que la voiture est en plein milieu de la rue, je me remets à rouler lentement pour aller me stationner à la première place disponible.  J'enlève les clés du contact et me remet face à lui.  Il n'ose même pas me regarder.  Je prends son visage dans ma main droite et le force à me regarder.  Je sens sa mâchoire qui se durcit.  Aller, souffre p'tit con.  "Ah ouais, hein.  Ça fait mal se faire tabasser par cinq mecs.  Tu trouves pas?"  Je fais purement exprès de peser là ou je sais que ça fait mal, les côtes, la jambe, la mâchoire.  Je touche à tout.  Je lui rappelle tout.  Toutes les douleurs, toutes les blessures.

Je reste planté là, à le défier du regard.  Je ne vais pas céder.  Il ne va pas céder, mais c'est fini.  "Là, Cee.  J'te donne pas le choix.  Soit tu me dis c'que t'as foutu, parce que ça me concerne et j'ai le droit de savoir, soit tu fous le camp de ma voiture et on s'revoit plus.  Je marque une pause, tentant de contrôler la colère et cette envie que j'ai de lui foutre un coup en pleine gueule.  Je rigole pas.  T'arrêtes de faire le putain de mec mystérieux avec des secrets.  J'te demande pas de tout me dire, mais qu'est-ce que t'as fait de stupide pour moi?  Hein?"  Mes yeux se remplissent de larmes.  Je le sens.  Je sens cette boule dans ma gorge qui m'étouffe.  Je suffoque, mais j'essaie de rester calme.  Pourtant, dans ma tête, c'est le chaos, c'est la tornade, tous les scénarios passent en boucle et me torture mentalement.
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MessageSujet: Re: far enough (jakob)   Mer 23 Aoû - 16:49

Tu as toujours été parfait, trop parfait à ton goût. Ton père te gardait loin des problèmes de la compagnie. Ton frère avait sa merde et peu importe ce que tu faisais tu semblais ne pas arriver à l'aider. C'est une famille d'entêté, par chance que vous n'aviez pas de soeur, elle deviendrait folle. Tu n'as jamais vraiment été celui que tu étais au fond. Tu n'as jamais mentis à Jakob, tu n'aurais jamais réussi, mais tu as omis quelques détails. Tu ne lui aurais jamais montré qui tu étais vraiment, du moins une partie de toi. C'était ton petit frère et tu savais facilement perdre la tête et surtout quand ça le concernait. Lui dire que tu te battais régulièrement, que ce soit à Brighton, ou Bristol. Tu sais qu'il s'emporte face à cette simpe phrase, mais tu ne sembles pas contrôler tes émotions. Tu ne sembles pas afficher les bons aux bons moments. Une tension dans la nuque te prend et tu ne bouges plus, tu ne le regardes pas. Tu as dit une connerie, quelque chose que tu aurais du taire. Ce n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd. En un quart de seconde, voilà que la voiture est immobile et qu'il te fixe.

Sa main t'agrippe par la mâchoire et ça commence. Tu grognes, tu grimaces, pourtant, ça ne fait pas autant mal que ça le devrait. Dans ta tête, tout te revient en mémoire. Chaque coup, chaque os qui se brise. Tu n'as pas oublié la douleur qui t'as été donné. Ta gorge se noue, ta vue s'embrouille. Tu ne l'entends plus. Ta tête tourne, pourtant elle ne bouge pas. Tes yeux vont dans tous les sens lentement. Tes paupières tentent de se fermer. Tu te souviens de ses doigts s'enfonçant dans tes côtes, cette sensation. En quatre mois, elle ne s'était pas refermé. Tu sais ce qui se passe. Tu le crois. Ta tête devient plus pesante contre sa main et tu la chasses d'un revers de main complètement moue. Ta tête bascule vers l'arrière, puis tu la ramènes et ensuite elle bascule vers l'avant. Tu secoues la tête essayant tant bien que mal de garder la tête haute. « J'y allais pas pour me battre. Je voulais pas me battre. » Tu as l'impression que tu manques d'air. Tu baises les yeux et tout ce que tu vois, c'est ta main qui se plaque contre ton abdomen. Ton coeur se serre et ta main tremble. Tu te tournes vers la porte et tu l'ouvres à la vitesse quatre et tu sors plié en deux. Tu retombes quatre mois dans le passé. Tu te redresses difficilement et tu te tournes face à la voiture. Tu n'es plus avec ton frère, c'est lui qui se trouve face à toi. « Jamie arrête. » Tes jambes deviennent molle et ton t-shirt devient de plus en plus trempé de sang. Ta main reste contre ta plaie, mais rien de ton corps ne semble suivre. Tu tiens très peu sur tes jambes.

HJ:
 

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MessageSujet: Re: far enough (jakob)   Mer 23 Aoû - 17:49

Ma vision devient de plus en plus flou en voyant ma main tachée de sang.  Je n'arrive plus à penser.  C'est son sang.  C'est le sang de Cee.  Sur le coup, je veux flipper, mais il disparaît de la voiture en quelques secondes à peine.  Il se retrouve à l'extérieur, plier en deux et souffrant le martyr.  Il pourrait bien essayer de dire qu'il ne souffre pas, mais je le vois.  En voyant sa main contre son abdomen et son chandail qui devient humide, mon cerveau s'illumine.  "CEE!!"  Je cours à l'extérieur de la voiture, je crois même avoir laissé la portière ouverte.  Fuck les autres voitures.  Foncez dans ma portière, rien à foutre.

J'arrive juste à côté de Cee tellement vite que je dois freiner à toute vitesse, me pétant la gueule en chemin.  Je me ramasse le béton sur les genoux qui s'écorchent et saignent à leur tour.  Je le force à se coucher sur le dos et je lève son chandail.  Il grogne, mais la plaie est ouverte.  Il faut faire quelque chose.  "Cee.. qu'est-ce que t'as fait.."  Cette fois-ci, je pleure et pour vrai.  Des grosses larmes alors que mon cerveau fait trois cent tours pour savoir ce que j'dois faire.  Puis je me rappelle en prison, cette bataille, le sang, les prisonniers qui ont cachés la bataille comme ils le pouvaient.  J'peux faire pareil.  "Tiens bon Cee.. j'suis là."  J'essaie de bouger sa tête, mais il perd tranquillement connaissance.  Trop de sang perdu.

Et puis merde.  J'enlève mon t-shirt que je déchire et l'applique sur la plaie du plus fort que je peux.  Cee, il grogne, il râle, il chiale comme un con parce que ça lui fait mal, mais j'suis obligé.  Pardonne-moi frère, j'veux pas te faire mal.  Je prends la main de Cee et la dépose contre sa plaie.  "Appuie de toutes les forces qu'il te reste, j'reviens!"  Je cours à ma voiture et tente de prendre les clés, mais mes mains tremblent.  Je suis forcé d'arrêter, de reprendre mon souffle pour contrôler les tremblements.  Je me remets à courir vers le coffre et je l'ouvre.  J'ai encore des vêtements, y'a même de la drogue (mais c'est pas étonnant), des trucs pour la bagnole, mais je cherche quelque chose qui puisse l'aider.. maintenant!

Je tombe sur des seringues.  Ces trucs-là, je les vends seulement pour les plus gros junkies.  Même moi j'y ai jamais touché.  Verte, héroïne.  Bleu, cocaïne liquide.  Jaune, morphine.  MORPHINE!!  Je chope une seringue, mais je fais exprès d'en vider plus de la moitié du contenu.  La dose était beaucoup trop forte.  Je reviens en courant vers Cee et je fige.  Je le regarde, à moitié conscient, main contre la blessure et je regarde ma seringue.  Il va tellement m'en vouloir.  Je pleure comme un dingue et j'arrive à peine à articuler: "J'suis désolé bro.  J'te jure, j'veux pas, mais j'suis obligé.."  J'enlève son sweat à capuche, le faisant à nouveau grogner et je serre aussitôt la mâchoire en l'entendant.  Il fait noir comme pas possible, j'arrive pas à voir son bras ou ses veines.  Je me relève et mets les clés dans le contact de la voiture puis allume les fards du plus fort que je le peux.

Je le vois enfin.. et le sang.  Oh mon dieu, le sang.  Mon chandail est totalement imbibé.  Je regarde à nouveau la seringue par terre à côté de Cee et je me lance.  J'suis obligé.  Je m'assois à côté de lui, prend la seringue et inspire profondément.  Je fini par voir une veine et je pique aussitôt, sans hésitation.  Je pousse toute la morphine dans son corps.  Ça devrait calmer la douleur et il devrait mieux se sentir, il devrait peut-être même dormir si la dose est efficace.  Je le sens alors lâcher une énorme expiration et sur le coup, je flippe.  J'crois que je l'ai tué.  Putain, j'ai tué mon frère.  Je continue de le fixer, je cherche n'importe quel signe de vie.  J'me mets à flipper encore plus, mes mains vont même jusqu'à mes cheveux et les larmes, elles coulent, elles s'arrêtent plus.  J'suis certain qu'il est en train de mourir, là, maintenant, devant mes yeux, mais non, je l'entends reprendre une inspiration, moins saccadée, sans râlement.  J'crois que ça a marché. Je pousse un long soupir de soulagement, un mince sourire aux lèvres.

Je retourne une dernière fois au coffre de ma voiture que j'ai laissé grand ouvert.  Je prends une paire de jogging qui traîne dans le fond et retourne vers Cee.  Je lui fais un baillon puis le tire à l'intérieur de la voiture.  Je profite du calme pour me rendre compte de tout ce qui vient de se passer: je viens de shooter mon frère, qui se baigne dans son putain de sang, avec une putain de seringue remplie de putain de morphine.  Sans même m'en rendre compte, je lâche un véritable cri d'enragé.  Je me reconnais pas.  Je comprends pas.

Je tombe à genoux à côté de la voiture et je pleure.  Oh que je pleure.  Je pleure toutes les larmes de mon corps.  Des larmes chaudes, lourdes, destructrices.  J'ai l'impression que le monde pèse une tonne.  J'en peux plus.  Je regarde à l'intérieur de la voiture et mon frère est toujours là, mais j'crois qu'il est inconscient.  Il bouge pas, il parle encore moins.  J'inspire un bon coup et me relève enfin, marchant vers le siège conducteur de ma voiture.  Je m'assois lourdement et regarde mon frère.  Il semble en moins pire état.  Je regarde ses côtes et j'ai même l'impression que le baillon a fonctionné, les joggings ont beaucoup moins de sang que mon chandail.  J'dois avouer, à ce moment précis, un sourire a fendu mes lèvres.  C'est comme ça qu'on se sent quand on fait enfin quelque chose de bien?

Je démarre la voiture vers chez moi et je fais exprès de rouler doucement.  J'crois que j'suis plus saoul.  J'crois que j'suis plus défoncé.  J'crois que j'suis parfaitement à jeun, mais j'crois surtout que j'viens de sauver mon frère.  Et mon frère, je l'amène chez moi.  Il va nulle part que chez moi.  "Tiens bon Cee, on va à la maison."  Je pose ma main contre son visage, simplement pour voir s'il est toujours parmi nous.  Et oui, il essaie de marmonner quelque chose, mais il n'y arrive pas.  Normal bro, t'es drogué sur la morphine.  Désolé pour le trip de morphine non désiré, mais c'était ça ou t'allais crever dans mes bras.  Connard.

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MessageSujet: Re: far enough (jakob)   Mer 23 Aoû - 18:55

Tout semble te revenir aussi claire que de l'eau de roche. Tu te revois près du lit de ton fils qui ne cesse de parler. Tu entends toutes ces machines qui t'indiquent qu'il est toujours en vie. Tu entends des pas dans le couloir et la voix de ton père. Aubrey est là aussi. Ils parlent de toi, tu sembles être devenu le sujet le plus inquiétant et pourtant, pourtant, c'est ton fils qui est sur un lit d'hôpital et ton frère en taule. Le sujet dévie et c'est Jake le principale sujet maintenant. Tu t'en souviens, tu as perdu les pédales à ce moment là. Tu as pris ta voiture quand tu n'étais pas en état de conduire. Tu n'avais rien but, aucune alcool dans le sang. Mais tu n'avais pas vraiment manger, ni dormi. Tu le comprends maintenant.  Tu n'étais pas en état de faire quoi que ce soit, mais tu n'avais pas envie que quelqu'un te l'arrache à nouveau. C'était ton petit frère, c'est ton petit frère et le perdre pourrait te tuer.

Tu risques déjà de perdre ton fils prochainement, hors de question que ton frère finisse dans un faussé, de retour en taule, ou tu ne sais quoi. Tu t'es foutu dans la merde pour le protéger. Encore.Tu l'as toujours fait et revoir la scène te glace le sang. Ils sont là entre potes et tu débarques cernés, vidé. Tu le sais, tu as fait une bourde, maintenant tu le sais. Tu ferais n'importe quoi pour ton frère et c'est sûrement ton plus grand défaut, tout comme ta plus grande force. Malgré ton état actuel, tu le ferais quand même.

Puis vient ce sourire. SON sourire. Tu as vit compris que tu lui avais fait plaisir venant le voir. Tu n'as jamais compris pourquoi, mais il tenait à te faire souffrir, ou le faire souffrir. Tu n'en sais rien. En réalité, tu sais très bien que c'est pour faire souffrir ton petit frère. Tu le sais et tu l'as sûrement toujours su qu'un jour tu serais pris pour cible. Tu ne t'ai jamais vraiment inquiété pour toi, depuis le temps que tu te bats, depuis le temps que tu connais les arts martiaux. Tu t'es quelques peu enflé la tête. Tu as risqué ta vie pour celle de ton frère. Tu ne voulais pas lui faire vivre ça. Pourtant te voilà allongé sur le bitume, dans ton sang à nouveau.

Tu n'aurais jamais du quitté l'hôpital. Tu le vois maintenant, tu le comprends maintenant. Ton père te connaissait trop bien. Il savait que tu accourait à ton frère, si tu savais où il était. C'est ce que tu as fait, sans même savoir où il était. Pour une fois, tu as su donné raison à ton père. Tu ne suivais rien de tout ce qui se passait, tu ne t'ai même pas rendu compte de ce que tu faisais de ton corps. Une main contre ton abdomen, l'autre au sol. Rien ne semblait bouger. Tu as ce gout de faire dans la gorge, pourtant ton sang ne remontait pas. Tu ne tenais pas plus que ça. À plusieurs reprises ta main tentait de glisser ce qui laissait un flot de sang qui faisait son chemin à travers les fibres du tissu. Tes yeux peinaient à rester ouvert, tes yeux  ne font que se fermer, tu sens la fatigue te gagner et tu aimerais abandonner pour une fois.

C'est la voix de ton frère qui te garde un minimum présent. Tu chiales, tu râles. Tu veux que ça s'arrête, mais tu ne veux pas lui claquer dans les mains. Par chance, ce n'était que la plaie, ton poumon était dans un état normal. Tu ne comprends pas ce qu'il veut dire. Une aiguille dans ton bras, tes yeux ouvrent d'un coup et tu prend quelques secondes pour prendre conscience qu'il est là et tout ce que tu vois, ce sont ses larmes. Ton coeur se serre et ton visage se décompose tendit que la douleur semble t'abandonner. Plus aucune tension, plus de sensation désagréable. Tu ne tiens plus, tu flanches. Tu expires lourdement. Une seule fois. Ta tête n'a pas bougé, toi non plus. Il se passe un moment avant que l'air entre à nouveau. Tu respires et rien ne semble fonctionner bizarrement.

Apaisé. Pour une fois depuis longtemps, voilà dans quel état tu trouves. Tu n'as plus vraiment conscience du monde qui t'entour. Un moment de lucidité, tu sens quelque chose de chaud et de confortable. Tu ne captes pas tout de suite que tu es de retour dans la voiture. Tu n'as aucune notion du temps. Est-ce que tu es là depuis longtemps? Qu'est-ce qui c'est passé. Un vibration et tu entre-ouvre les yeux assez longtemps pour confirmer que tu es dans la voiture. Tu essaies de parler, mais rien semble sortir correctement. Tu n'oses pas bougé, tu es calé dans le siège à essayer de parler à nouveau. Tout ce que tu cherches à dire, c'est : Jake, c'est Jamie. Tu te disais que si tu avais à crever tu te devais de le dire. Tout ce que tu fais, c'est d'essayer entre chaque fois que ta tête cogne. Puis les mots s'enchaîne dans un drôle d'ordre. « Jamie Jake c'est. »

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MessageSujet: Re: far enough (jakob)   Ven 25 Aoû - 18:04

Je conduisais tranquillement.  Je savais que Cee allait être dans les vapes.  Il ne serait peut-être pas inconscient, mais il serait tellement défoncé qu'il ne pourrait pas parler.  Je le laissais dans un trip, je le laissais profiter de ces quelques instants sans douleur.  Je sais que j'ai mit une bonne dose, sinon il serait déjà mort, mais en conduisant, je n'arrive pas à m'arrêter de jeter un regard sur lui.  Pour la première fois depuis qu'on est gosses, c'est moi qui prend soin de lui.  Auparavant, c'était toujours le contraire.  C'était Cee qui courait derrière moi pour essayer de réparer les pots brisés avant que mes parents remarquent mes conneries.  Aujourd'hui, je suis derrière Cee et je l'amène chez moi, pour qu'il survive au moins un peu plus longtemps.

La route est calme, il n'y a pas beaucoup de personnes dans les rues de Bristol.  Ils sont tous en train de faire la fête ou rentrent chez eux en taxi.  Je ne sais même pas s'il y a des policiers dans cette ville de fous, mais j'aime ça.  Puis Cee murmure quelque chose qui m'intrigue: "Jamie Jake c'est."  Je ralentis aussitôt, sans pour autant ralentir brusquement.  Je regarde Cee, à peine conscient, les sourcils froncés, la sueur qui perle doucement sur son front.  Pourquoi parle-t-il de Jamie?  Je l'ai pas vu depuis 5 ans.  Les cinq meilleures années de ma vie parce que pour une fois, je sais ce que je veux faire.  Je veux vivre ma putain de vie, mon frère à mes côtés et partir vivre loin d'ici, sur une belle île.  J'veux vivre un putain de rêve, mais là, mon frère m'empêche de faire quoi que ce soit.  Jamie... pourquoi Jamie?

On arrive enfin chez moi et je mets Jamie dans un petit coin de ma tête.  Mon frère n'est toujours pas conscient ou, en tout cas, pas assez pour m'aider à l'aider.  Je sors de ma voiture et me dirige vers la portière du passager pour reprendre mon frère.  Je la traîne vers l'intérieur et qu'il continue de râler, mais je sais que c'est pas par douleur.  La dose de morphine va faire effet pour encore pas mal de temps.  Je le dépose sur le perron et ouvre rapidement la porte.  Il faut absolument que je le mette dans un lit pour qu'il se repose.  Et c'est exactement ce que je fais.

Une fois dans le lit, je cours littéralement chercher un verre d'eau, il va être assoiffé dans peu de temps et reprendre ses esprits.  Le gros high de la morphine va descendre.  Il pourra enfin m'expliquer pourquoi il me parle de Jamie.  Je reste assis à côté de lui et vérifie ses côtes.  Ça ne saigne plus, signe que la morphine a bien aidé et je le regarde.  Comment est-ce que les rôles ont été échangés si vite?  Mais surtout.. pourquoi?  Pourquoi autant de changements en si peu de temps?  Tout d'un coup, Cee se relève.  Signe que la morphine fait déjà moins effet.

Je le recouche doucement en lui tendant le verre d'eau.  "Calmes-toi.  Tu saignes plus, mais si tu continues de bouger aussi vite, la plaie va se rouvrir."  Je me rends compte de l'absurdité de mes phrases.  Comment ces phrases sonnent étrangement fausses dans ma bouche.  C'est bizarre, ces rôles inversés.  Je me mets à rire en secouant légèrement la tête: "Aller Cee.  On parlera de Jamie une autre fois, faut que tu dormes...  Je le regarde alors directement dans les yeux.  Je sais que je suis encore proche de verses quelques larmes, mais je n'ai qu'une question pour lui.  Tu vas mieux, hein?  Tu vas pas mourir?"  Ma voix se casse au dernier mot et je sens les larmes.  Elles se remettent à couler et je n'y peux rien.  J'en ai marre de cette soirée.  Vraiment marre.

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MessageSujet: Re: far enough (jakob)   Ven 25 Aoû - 19:01

T'as aucune idée de ce qui t'arrive. Tu ne sais pas ce qui te prend. Ce que tu ressens, ce que tu vis, tu ne connais pas ça. Malgré tout, tu t'en fiches éperdument. Tu te sens mou et ça ne semble pas te déranger. Tu ressens enfin ce confort tant désiré. Tu pourrais fermer les yeux et te laisser bercer par le sommeil. Tu as dormi pendant quatre mois, alors pourquoi dormir encore ? Peut-être parce que tu en as besoin. Tu as l'impression que tu t'es réveillé trop tôt et que tu perd le fil petit à petit, plus les jours de suite à ton réveil augmente. Tu n'as aucune idée de ce qui t'arrives et tu n'as aucune piste pour savoir ce qui t'arrive. Qu'est-ce qui c'est passé pour que tu sentes que quelque chose cloche dans ta tête. Tu te dis que tu vas devenir fou. Si tu ne crèves pas ce soir, tu trouveras Elinor pour qu'elle t'expliques ce qui t'arrives, mais là, tu n'arrives même pas à parler.

Jake, c'est Jamie. Jake, c'est Jamie. Jake, c'est Jamie. C'est tout ce que tu as en tête, du moins, c'est ce que tu crois, puisque en fait, tu as trop de chose en tête, des choses que tu ne comprends pas, des images qui n'ont pas de sens, des flash incompréhensible, c'est tout ce que tu cherches à dire, c'est : Jake, c'est Jamie. Tu as fini par dire quelque chose, mais ta phrase c'est décortiqué et tu ne sais même pas si tu as été clair. Tu le crois, tu te dis que tu as utilisé les mots dans le bon sens et que ton frère à bien compris. Tu t'es contenté de grommeler par la suite. Tu n'avais pas vraiment de but, tu voulais seulement faire quelque chose de ta bouche. Rien de pertinent ne s'enchaîne dans ta tête, tu as même l'impression de chanter une vieille chanson qui a marqué ta jeunesse. Tu n'as aucune idée de combien de temps vous avez roulé, tu ne sens plus vraiment les vibrations de la carcasse. Ta tête a fini par se plaquer contre la vitre, ce qui as fini par te faire comprendre que la porte ouvrait. Tu as tenté de te redresser et pourtant, tu te retrouves porté par ton frère. Tu essaies de prend le contrôle de tes jambes, mais rien ne fonctionne. Mais qu'est-ce qui m'arrive ? Pourquoi je suis comme ça? Tu ne suis rien, tu ne te rend compte de rien.

Excepté. Excepté ce confort soudain. Mou, mais pas trop. Tu pousses un lourd, fort et calme à la fois. Tu ne te sens pas dépassé par es choses et pourtant, tu le devrais. Tu ne sais plus ce que tu as et pourtant tu doutes et ce doute t'effraie. T'es en vie et ton frère est là, tu te fous soudainement du reste. Tu lèves les yeux au plafond et tu le fixes jusqu'à ce qu'il cesse de bouger. Tu as ce mal de bloque, la bouche pâteuse et la tête qui tourne un peu. Tu arques un sourcil et tourne la tête sur le côté. Tu vois ton frère qui arrive. Tu te redresses en vitesse, mais à peine le dos libre, il t'invite à t'allonger à nouveau. Tu grognes, il a raison. Tu reposes ta tête contre l'oreiller et tu fixes le plafond à nouveau. Ce ne fu pas très long, que tu l'as regardé à nouveau et que tu as prit le verre qu'il te tendait. Tu l'as bu d'un coup et tu as soupiré, soulagé. C'est étrange de voir ton frère comme ça. En réalité, c'est étrange de voir quelqu'un prendre soin de toi de cette façon. Tu as toujours été celui qui prenait soin des autres.

T'es en vie et tu comprends bien qu'il n'a pas compris ce que tu disais plus tôt. C'est mieux comme ça. Si tu es en vie et qu'il ne le sait pas, c'est mieux tu gardes cet information sous silence. Il mérite un peu de calme. Une autre fois, oui. Une autre fois et que cette fois là sois loin du jour présent. C'est ce que tu aimerais, tu aimerais que ça n'arrive jamais, mais tu sais bien qu'il est entêté, le sujet reviendra. Tu le sais parce que tu le ferais aussi. Tu le fixes en silence puis sa voix t'accroche au coeur. Il te sert. Ta gorge se noue et tu t'en fiches qu'il t'est demandé de t'allonger. C'est ton petit frère, tu ne devrais pas te retrouver dans cet état. Tu t'assis et tire un bras vers lui. Tu plaques ta main contre sa nuque et tu le tires vers toi pour le prendre dans tes bras. Le voir pleurer, tu ne supportes pas. Tu le sers sans te soucier de ta plaie. T'en as besoin, il en a sûrement tout autant besoin que toi. Tu montes ta main dans ses cheveux avant d'embrasser son front. « Je vais pas crever frangin, pas comme ça. Jamais je te laisserai seul Jake. Jamais. » Tu l'écartes de toi et tu lui ébouriffes les cheveux avec un fin sourire.

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MessageSujet: Re: far enough (jakob)   Mar 29 Aoû - 12:23

La nuit avait été longue.  L'alcool dans mon sang?  Avec toute la pression que j'ai eu, cet alcool n'est plus.  J'étais assis sur le lit, à côté de mon frère, et je le regardais.  Dire que j'ai dû le shooter à la morphine pour pas qu'il me claque entre les doigts.  Dire que j'ai dû l'amener de force chez moi alors qu'il était presque inconscient.  Dire qu'il est tombé par hasard sur moi, alors que je me défonçais dans un club.  Dire qu'on s'est retrouvés comme ça.  La vie fait de belles choses parfois, mais en regardant Cee, je me demande: est-ce vraiment une bonne chose?  Il est presque mort et j'ai pas envie de l'amener à l'hôpital.  Il va être cloué dans un lit, des médicaments en intraveineuse partout sur ses deux bras, des machines qui font des bruits de *bip* totalement agressant.  Il deviendrait fou, je deviendrais fou.  Ça serait mal.

Mais malgré tout, je me surprends à me demander s'il allait mourir.  Cette boule se forme dans ma gorge, cette boule qui m'étouffe et je lui demande littéralement s'il va mourir.  Parce que si Cee meurt, j'fais quoi?  J'peux pas retourner voir mes parents, ils me détestent.  Je vais cogner à leur porte et ils vont me rire au nez.  Mais pas Cee.  Je peux aller voir Cellegan, complètement ensanglanté, lui dire que j'viens de buter un mec et il va choper les premiers vêtements qu'il va trouver puis il va venir m'aider à cacher les preuves.  Cee, il est comme ça.  Et c'est la seule personne qui m'aime, vraiment.  Les autres, ils m'utilisent, c'est évident.  "Je vais pas crever frangin, pas comme ça. Jamais je te laisserai seul Jake. Jamais."  Je me mets à sourire et mon regard se perd sur le jogging autour de sa hanche.

"T'es mieux de pas mourir p'tit con.  En attendant, j'vais te faire un bandage digne de ce nom.  Enlève cette merde, j'dois avoir tout le nécessaire pour te rafistoler."  Je défais le noeud du jogging et je vais vers les toilettes.  C'qui est bien, c'est qu'en emménageant à Bristol, j'avais la bande.  Et la bande a prévu les dérapages.  La bande m'a monté une pharmacie digne de ce nom pour m'aider.  C'est donc ainsi que je me dirige vers les toilettes pour aller chercher la pharmacie de secours.  Je chope les bandages, l'alcool et les attaches pour les bandages.  Je retourne aussitôt vers mon frère et j'suis heureux de le voir se battre avec les joggins pour les enlever.  "Attends imbécile, j'arrive."  Je dépose tout le nécessaire au pied du lit et vais l'aider.  Il râle et il chiale, preuve que le high de la morphine est rapidement passé.

Je retourne donc chercher les bons bandages et m'occupe de mon grand-frère.  Les rôles inversés, je m'y fait pas.  J'suis habitué d'être celui qui gaffe, qui ait des côtes brisées, mais là, c'est presque étrange.  "Ça va brûler."  Je mets aussitôt de l'alcool sur la blessure et je le vois se tendre de douleur, mais il a beaucoup trop de fierté pour avouer qu'il a mal.  Cellegan Graham n'arrive pas à ressentir la douleur, il est fort et sans peur.  Enfin.. c'est ce qu'il essaie de faire croire.  Une fois le bandage posé et la blessure désinfectée, je me mets à bailler.  La nuit a été longue.  Trop longue.  Trop compliquée.  Trop étrange.  "J'crois que j'vais aller dormir.  Si tu meurs pas, je mérite bien ce luxe.  Ça te dérange pas?"

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MessageSujet: Re: far enough (jakob)   Mar 19 Sep - 21:14

Qui y aurait cru que tu serais tombé sur ton frère de cette façon. Il n'avait pas à voir ton état, du moins selon toi, puisque si ton père voyait sa réaction, s'il voyait l'effet que ça avait sur Jake, il l'aurait sûrement fait lui même. Tu ne peux pas t'empêcher de te dire que tu avais enfin retrouvé ton frère. Il était là, libre comme l'air devant toi. C'était un poids de moins sur tes épaules. C'est vrai qu'en cinq ans, il ne lui est jamais rien arrivé, enfin, c'est ce que tu crois, tu n'as eu vent de rien. Tu as toujours eut de la difficulté à dormir pendant ces cinq dernières années, il n'y aurait que sa présence qui changerait ça. Tu allais sûrement bien dormir cette nuit, tu le sais. C'est l'impression que tu as.

Encore une fois, tu fais l'homme fort, tu essaies. Tu as toujours été le grand frère, celui qui faisait tout pour l'autre c'était tout à fait étrange d'inverser les rôles de cette façon. Tu te sens mal, mal de lui faire vivre ça et c'est sûrement pour cette raison que tu passeras seulement cette nuit avec lui. Du moins, pas tant que tu n'auras pas reprit un minimum de force. Il n'a pas à vivre tout ça, il en a déjà vu beaucoup en taule, pas question qu'il en sache plus qu'il n'en sait déjà. Tu sais que tu as mentionné Jamie et tu vois bien qu'il ne l'a pas compris. C'est peut-être mieux comme ça. Sur le coup, tu pensais peut-être crever, alors tu t'es ouvert la gueule, mais maintenant, tu ne te sens pas prêt de le lui dire. Il finira par le savoir tu le sais, ton frère n'est pas con, il ne te laissera pas garder le silence bien longtemps, si non, il trouvera le moyen de savoir ce qui t'es arrivé, il est très intelligent, mais tu préférais le lui dire toi-même. Pour l'instant tu tenais à le rassurer, hors de question qu'il s'inquiète pour toi, pour ta sécurité. Tu peux t'occuper de toi seul, tu n'as pas besoin de lui.

Que tu te mens très mal. La dernière fois que tu t'es battu, tu allais crever. Tu n'as aucune idée, qui ni comment tu t'en es sortit, tu te croyais vraiment dans les ailes de la faucheuse, pourtant tu es là, devant lui. « T'es mieux de pas mourir p'tit con. En attendant, j'vais te faire un bandage digne de ce nom. Enlève cette merde, j'dois avoir tout le nécessaire pour te rafistoler.. » Tu laisse tomber un rire à ses mots. Il t'avait manqué et on pourrait même dire dangereusement manqué vu dans quel merde tu t'es fourré pour lui. Tu baisses les yeux vers le pantalon et tu essaie de le détacher. Tu n'y arrives pas, putain que t'es mou mec, tu manque de tonus. Tu grognes tendit que tes doigts glisses autour du tissu sans que tu n'arrives à quoi que ce soit. Tu pousse un soupire avant de lever un moment les yeux vers ton frère. « Attends imbécile, j'arrive. » Tu le fusilles du regard les dents bien serré. D'un autre côté tu ris intérieurement. Tu te retrouves à chialer à nouveau une fois cette pression relâché. Tu serres les dents et la tension se voit à merveille.

Puis viens ce moment qui te donne envie de lui foutre une gifle. Ce n'est pas de sa faute et tu le sais, tu te retiens. Tu attends, tu le laisses faire. Une fois le bandage placé, tu plaques ta main contre ce dernier avant de lever les yeux vers ton frère. Tu lui souris doucement en silence. « J'crois que j'vais aller dormir. Si tu meurs pas, je mérite bien ce luxe. Ça te dérange pas? » Tu lèves ton autre main et la plaque contre son épaule, point fermé. Tu ne serais peut-être pas là à son réveil, mais tu préfères bien garder ce détail sous silence. Tu te contentes de tirer sur son chandail pour l’entraîner vers toi. Tu le prends dans des bras et le serre un peu. « Ouais, tu le mérites bien frangin. Vas dormir. » Tu l'écartes et poses ta main avec vigueur contre sa joue avant de la repousser doucement comme tu avais toujours eu l'habitude de faire. Faut croire que ça ne changera jamais. « Je vais faire la même chose. »

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MessageSujet: Re: far enough (jakob)   Ven 22 Sep - 13:42

La nuit avait été atrocement longue.  Atrocement étrange.  Atrocement remplie de péripéties en tout genre.  Si on m'aurait dit qu'en allant au bar ibis je tomberais sur mon frère quasiment en train de mourir dans la ruelle arrière, je l'aurais jamais cru.  Pourtant, le voilà, dans mon lit, en train de se débattre avec son jogging pour que je puisse l'aider.  À le voir aussi mou, il me ferait presque pitié, mais c'est mon frère et j'ai seulement envie de l'aider.  C'est probablement pour ça que j'ai décidé, sans même y réfléchir, d'aller chercher tout le nécessaire pour le soigner.  Le pauvre, ses côtes sont dans un sale état.  Pas perforés, mais dans un sale état.  C'est justement pendant que je pose les bandages que je vois qu'il durcit sa mâchoire.  Probablement parce qu'il a mal.  Je pose mon pouce contre sa mâchoire en riant: "Dis donc Cee, on se calme la mâchoire.  Ça va bien aller."  Je continue de rire, ayant presque de la difficulté à finir ma phrase.

Une fois le tout terminé, je vais dans les bureaux pour chercher des vêtements.  Quand Elliott est venu dormir ici quelques temps, il a laissé des vêtements et, heureusement, il fait la même taille que Cee.  Je balance donc un chandail propre à mon frère qui me semble être sur le point d'agoniser.  Puis la fatigue me frappe et j'ai l'impression que je suis de plus en plus fatigué à chaque seconde.  "Ouais, tu le mérites bien frangin. Vas dormir."  Sa main contre ma joue, comme quand j'étais gosse, ça me faisait un bien fou.  Un petit sourire en coin, je secoue légèrement la tête de gauche à droite.  "Ouais, t'as pas changé."  Cee se met légèrement plus à l'aise et je sais tout de suite que malgré son orgueil de merde, il est tout aussi fatigué.  Il ne l'avouera jamais, mais il tombe aussi de fatigue.  "Je vais faire la même chose."  Je pose ma main dans ses cheveux et les secoue, comme il avait l'habitude de me faire quand j'étais gosse et que je revenais à des heures pas possibles.  Étrangement, les rôles sont inversées, mais ce n'est ni malaisant, ni difficile.  Ça fait du bien.  Je me sens plus trop comme le méchant.  Mon frère, mon héros, lui aussi il fait le con.  Alors s'il arrive à faire le con et avoir une bonne vie, ça peut m'arriver.  Ça fait pas de moi une personne nécessairement mauvaise.

Je me dirige vers la porte de la chambre et je m'arrête dans l'entrée.  "Je... hum...  Je regarde le sol, cherchant quels mots prononcés.  Je sais que j'ai fait le con... et qu'on a été séparés pendant longtemps... mais...  Je me râcle la gorge, passe ma main dans mes cheveux et j'évite même son regard.  Les moments touchants, c'est pas pour moi.  Mais je dis rarement ce que j'ai sur le coeur.  Parler, c'est pas pour moi.  J'suis du genre à agir, vous voyez?  Tout ça pour dire.. bah je t'aime bro.  Tu m'as manqué et même s'il te manque quelques morceaux, c'est bien de t'revoir, c'est vraiment bien.  Et ça fait vraiment, vraiment du bien.  Je plante mes prunelles dans les siennes, un mince sourire timide aux coins des lèvres.  Bonne nuit et t'es mieux d'être là demain p'tit con.  Tu peux pas partir comme ça après qu'on ait été séparés aussi longtemps."  J'éteins alors la lumière et ferme la porte à moitié. Il est un Graham et j'en suis un. Si je sais très bien que je serais du genre à partir dès que les petits oiseaux se mettent à chanter, j'espère seulement qu'il ne fera pas de même.

La nuit a été longue et alors que je me laisse tomber sur mon lit, je ne sais même plus quand est-ce que j'ai fermé les yeux.  Mais cette nuit-là, j'ai extrêmement bien dormi.  Un bon sommeil long et réparateur.  Le premier depuis au moins cinq ans.  Première bonne nuit depuis des lustres et putain que ça fait du bien.

@Cellegan Graham
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MessageSujet: Re: far enough (jakob)   Sam 23 Sep - 13:05

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