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 Back home. (andy)

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MessageSujet: Back home. (andy)   Ven 18 Aoû - 20:32


La nuit de mon départ pour Rio, j'avais marché longtemps, grelottante à travers les rues en espérant le retrouver. Je faisais franchement peine à voir, mais je m'en moquais je n'avais qu'une chose en tête : lui dire au revoir. Je ne l'avais pas prévenu de mon départ, seulement Chuck était au courant, je lui avais fait promettre de ne rien dire, par peur qu'un seul de ses regards m'empêche de prendre l'avion. Nous avions eu une notre énième dispute et j'avais senti que ce soir-là c'était différent, comme une fissure sur un coeur, quelque chose qui se brise très vite, sans bruit, et qu'on ne peut pas recoller. Mais je n'arrivais pas à croire que j'avais pu être assez stupide pour lui avouer une seconde fois que j'étais amoureuse de lui. Moi qui me moquais de toutes ces filles naïves et amoureuses, voilà que je ressemblais à une pauvre fille courant derrière celui qui ne daigne même pas la regarder. Et c'est vrai, je lui ai criée mon amour comme ça dehors, puis il est parti sans se retourner, comme s'il ne pouvait supporter la vérité. Je l'ai cherché le coeur en miettes alors que mes larmes se mélangeaient aux gouttes de pluie. Mais je ne l'ai pas retrouvé à temps pour lui dire au revoir. Il n'était pas amoureux de moi. Au bout d'un long moment, j'ai dû me faire à l'idée. Cette nuit là, je me suis laissé tomber sur le bord d'un trottoir, épuisée, j'ai pris ma tête entre mes mains, j'aurais tant voulu tout oublier, retourner en arrière à cet instant précis et ne jamais lui avoir avoué mes sentiments. Et j'ai finalement repensé à toutes ces larmes ravalées, à ces moments où ma gorge tremblait de peur, à nos échecs, à mes espoirs puis à ces millions de désillusions. Puis, dans la noirceur de la nuit froide j'ai regardé mon monde s'effondrer tout autour de moi sans que je n'y puisse rien et je me suis finalement relevée, j'ai essuyé mes larmes d'un revers de la main, puis je suis parti prendre mon avion, moi aussi, sans me retourner.

Et cette nuit, je suis de retour à Bristol, bagages à la main, je fixe la porte d'entrée de notre baraque. Je n'ai pas prévenue Chuck de mon retour à la maison, je voulais lui faire la surprise, même si j'appréhendais la réaction d'Andy lorsqu'il allait me voir débarquer comme ça, du jour au lendemain. Je me devais d'être forte, Kaya m'avait prévenu que mon retour ne serait pas de tout repos et elle avait sans doute raison. Me retrouver face à lui était ma plus grande crainte depuis que j'étais descendu de l'avion. Après avoir prit une grande inspiration, j'ouvris la porte et je pénétra doucement à l'intérieur, ne voulait pas réveiller mes colocs, vu l'heure qu'il était. Le coeur battant la chamade, je me dirigea vers ma chambre et je souris doucement en coin lorsque je remarqua que tout était resté intact, que rien n'avait changé. Balançant mes bagages sur mon lit, j'entendis un craquement derrière moi. Pensant que c'était Chuck qui avait vu la lumière sous la porte de ma chambre, je me retourna, le sourire aux lèvres prête à lui sauter dans les bras. Mais ce n'était pas elle. Mon sourire se dissipa aussi tôt lorsque mon regard croisa le regard à la fois perdu et endormi d'Andy. J'avala difficilement, tout en me passant une main dans les cheveux avant de croiser mes bras contre ma poitrine. « Salut Andy. »


Dernière édition par Adriana Da Silva le Sam 26 Aoû - 15:59, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Back home. (andy)   Sam 19 Aoû - 17:27

Oh, la gueule de merde. Tu plisses les yeux devant ton miroir, tu grimaces face aux dégâts de la veille. Encore dans un état second, tu envisages carrément de devenir moine bouddhiste, d'habiter seul dans une montagne et de ne plus jamais boire une goutte d'alcool. L'effet est ravageur, et comme on le dit souvent chez vous, t'as la tête dans le cul. Putain, t'avais pourtant promis que tu serais frais, beau gosse, et tout, pour cette journée spéciale : à la pizzeria, y'avait une nouvelle recrue et tout tes collègues t'ont prévenu par message qu'elle était plutôt canon. Dans ta tête, l'idée de pouvoir te la faire après ton service avait germé comme une petite graine. Il était sûr et certain qu'elle ne pourrait pas te résister bien longtemps, comme la plupart de tes targets. Pendant au moins quinze bonnes minutes, tu restes devant le miroir de ta chambre, à tester les nombreux sourires que t'as en réserve, cherchant celui qui te rendrait le plus craquant. T'as la porte de ta chambre ouverte et tu te retiens de te taper des barres tout seul, décidant pour une fois de respecter le sommeil de tes autres colocs qui, comme toi, auront sûrement trop peu de repos dans les yeux à leur réveil. Et d'un coup, tu te figes, toujours debout devant ton miroir. Il y a cette ombre, juste derrière toi, qui traverse le couloir, plus petite que toi, alors tu plisses les yeux. Sans aucun doute, c'est elle. Adriana. Ta Adriana. Ady. Merde. Pour le moment, t'as aucune réaction, t'as juste l'impression d'halluciner. Automatiquement, tu commences à marcher en arrière pour rejoindre le couloir et tu gardes ta tête en direction d'Adriana qui traîne sa valise jusqu'à sa chambre comme si elle revenait d'une petite semaine en camping, comme si la situation était la plus normale au monde.

Machinalement, tu rejoins la porte de sa chambre qui est restée vide, silencieuse et inhabitée durant plusieurs mois, en traînant des pieds. T'avais vaguement entendu Chuck qui poussait des cris en matant le compte instagram de la brésilienne. Évidemment, t'avais comme si ça ne t'intéressait pas, comme si tu voulais rien savoir de cette histoire. Elle t'a abandonné. Tu fronces les sourcils à son petit salut. C'est la première fois que quelqu'un t'abandonne, en fait. Le rôle du connard, c'est toi qui le tient en temps normal. « Salut. » Tu finis par lâcher, de la même manière qu'elle. Puis tu la regardes de haut en bas, épaulé à l'encadrement de sa porte, sans te cacher, partagé entre l'envie de lui hurler dessus et de la prendre dans tes bras. « On t'a jamais dit de dire au revoir avant de partir ? » Sans plus attendre, tu fais quelques pas pour réduire la distance déjà instaurée entre vous, puis tu refermes la porte. « C'était comment Rio ? » Tu demandes d'un air qui se veut désinvolte. En fait, tu voulais surtout lui montrer que t'étais bien au courant qu'elle était partie sans prévenir, qu'elle avait fuit une énième dispute entre vous. Mais toi, t'as naïvement pensé que ce n'était qu'une simple dispute habituelle, une quotidienne. Elle t'avait balancé tout son amour et elle avait déguerpi, comme une voleuse. Tu t'étais pensé assez intelligent pour faire croire à tout le monde que tu ne savais pas qu'elle était amoureuse de toi. Mais d'une manière égoïste, tu voulais tout de même qu'elle reste auprès de toi, qu'elle garde cette place particulière dans ton coeur. Au début t'avais pensé qu'elle n'assumait pas, qu'elle avait honte de t'avoir tout dit, qu'elle était énervée contre toi et ton comportement, de la façon dont tu l'as traité, dont tu as fuis, la façon dont tu lui as tourné le dos pour ne pas avoir à lui briser le coeur. Sauf que tu l'as encore fait. « Kaya, elle devient quoi ? » En réalité, tu t'en fous de ce que devient Kaya, tu cherchais seulement des prétextes pour engager la conversation. « Je pensais pas qu'un sms, ça coûtait aussi cher, Adriana. » Un sms, un seul. Ou même un message sur facebook. T'avais attendu, les premiers jours, pensant qu'elle se faisait héberger par une copine pour ne plus te croiser et que ce soit gênant. T'avais espéré puis t'avais vite compris que tu ne recevrais rien. Puis au bout d'une semaine, t'es allé demander à Chuck et elle a fini par cracher le morceau. Alors t'as arrêté d'attendre comme un con et tu t'es mis en tête que cette fille appartenait maintenant au passé.
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MessageSujet: Re: Back home. (andy)   Mar 22 Aoû - 16:31

Dans l'avion, j'ai réfléchis à mille et une façon de m'excuser, inventant mille et un discours, dans le quel je lui expliquais mon départ, je l'ai recommencé plusieurs fois, mais je pense que la plus sincère des manières était de commencer par lui dire ceci : Pardon. Pardon d'être parti sans dire au revoir. Durant mon long séjour à Rio, j'ai eu le temps de réfléchir et de repenser à toute ces histoires, à notre histoire. Il m'a fallu six longs mois pour que je comprennes finalement que je n'étais plus réellement à ma place ici à Rio, que je devais rentrer à Bristol, ma maison, retrouver mes potes, ma deuxième famille. Car c'est vrai, tout me manquait, nos fous rires avec les colocs et parfois même nos chamailleries me manquaient, mais surtout, je ressentais un manque loin de lui, c'était comme si on enlevait ses cachets à un toxico, ça me rendait folle, mais je suis restée forte. Kaya m'avait encouragée à jouer la carte de l'indépendance et pour une fois, j'avais suivi son conseil, aussi difficile il pouvait être. Même si c'était difficile au début, j'avais besoin de me prouver à moi-même que je pouvais vivre sans lui, que je ne dépendais pas d'une seule et unique personne. J'avais besoin de sentir que je reprenais le contrôle sur moi, sur ma vie. Il y a eu un moment dans notre relation où il avait une si grande emprise sur moi, que je vivais seulement pour lui plaire, où tout ce que je faisais était en fonction de ce que je pensais qu'il voulait. Je me suis perdue dans une relation à sens unique et c'est l'une des plus grandes erreurs de ma vie. Je n'ai jamais voulu ressembler à la typique meuf amoureuse qui court derrière le mec qui s'en fout. Non. J'aurais voulu être celle qu'il aurait eu peur de perdre, celle pour qui il déplacerait des montagnes, celle pour qui il n'aurait pas peur de se battre. Au final, mes attentes étaient trop élevées, mais à quoi est-ce que je pensais?Comment un homme comme Andy pourrait tomber amoureux d'une femme comme moi ? Tant de questions laissées sans réponse et auquel je n'aurais jamais le courage de répondre.   

Il est toujours là, devant moi à me regarder fixement de ses grands yeux, m'accusant avec son regard. J'étais déboussolée, je ne m'attendais pas à le voir débarquer si tôt, mais je tente de rester de calme, de faire comme si le fait de me retrouver face à lui de nouveau ne me bouleversait pas. Alors que c'était tout le contraire. « On t'a jamais dit de dire au revoir avant de partir ? » On t'a jamais appris à dire je t'aime ? Je ne réponds rien, je reste de marbre et j'hausse les épaules le plus naturellement possible. « Désolé. » Aucune explication, rien de plus que : désolé. Car je l'étais, mais je n'avais pas envie de m'expliquer, pas aujourd'hui, pas avec lui. J'en avais pas la force. Pourtant durant mon vol, je n'avais cessé de penser à ce que je lui dirais une fois devant lui, mais le moment venue, je ne me doutais pas qu'aucun mot ne sortirait de ma bouche. « C'était comment Rio ? Kaya, elle devient quoi ? » J'humecte mes lèvres mal à l'aise avant de me passer une main dans les cheveux. Ça l'intéressait vraiment ? Je ne crois pas. Détournant le regarde, mes yeux me ramène rapidement à lui. « C'était pas mal. » Rien de plus, rien de moins. J'évite tout de même de lui parler de Kaya, car cette dernière m'a conseillée de lui en foutre une de sa part. Je souris en coin suite à cette pensée, comme une idiote et lorsqu'il me reproche de lui avoir envoyer aucun sms, je perds aussitôt mon sourire en coin. Avalant difficilement, je me racla la gorge avant de me retourner, dos à lui, en faisant mine de ranger mes bagages. « Tu tiens vraiment à discuter de ça maintenant ? Parce que je te signale que dès que c'est le moment de parler de chose sérieuse, tu fuis, encore et toujours, comme un lâche. » Je me retourne vers lui, à la fois sérieuse et blasée. « Alors Andy, si ça devient trop sérieux comme conversation, est-ce que tu vas encore partir et me laisser toute seule là comme une imbécile ou tu vas rester jusqu'à la fin comme un vrai mec ? » Là tout de suite, je fais référence à la nuit de mon départ, ce fameux moment où il m'a tourné le dos alors que je lui avouais mes sentiments et je savais qu'au fond, il comprendrait rapidement que je ne parlais pas de mon retour, mais que je faisais allusion à la dernière fois. Je prends mon courage à deux mains et je fais un pas en avant. « C'est chacun son tour comme on dit. Alors, qu'est-ce que ça fait, comment on se sent ? » Mes paroles sont dures, peut-être un peu trop, mais j'en avais marre de jouer la Adriana gentille et brisée qui demande toujours pardon.

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MessageSujet: Re: Back home. (andy)   Sam 16 Sep - 10:39

Y'a toujours eu des mots, ce genre de paroles qui te faisaient un peu peur, qui te faisaient facilement fuir. Fuir, c'est bien ce que t'avais fait ce soir là, cette nuit où elle a déguerpi la brésilienne, pour rentrer dans son pays natal, pour t'abandonner, fuir à l'autre bout du monde comme toi tu as pu le faire à de nombreuses reprises. Même si tu ne peux pas te passer de ta vie de célibataire sans aucune responsabilité sur le dos, sans aucun engagement, tu crois en l'amour. Vraiment. Et tu l'as jamais caché malgré ta réputation de chaud lapin dans le coin. Tu sais bien qu'il existe une fille sur cette planète qui saura te rendre complètement dingue d'elle. Ce jour là, tu n'auras pas peur de lui dire que tu l'aimes, tu n'auras pas peur des conséquences, ni de te prendre de grosses taules dans la gueule, tu te jetteras tout simplement dans le vide. Sans aucune hésitation, comme ça, tu la vivras cette putain d'histoire d'amour, à 100% même. Tu ressembleras pas à beaucoup de tes potes qui n'arrivent pas à s'engager. Pour l'instant, tu ne l'as pas encore trouvé, ou du moins tu ne l'as pas encore remarqué. Elle est peut-être juste devant tes yeux, ou bien carrément à l'autre bout du monde. Donc tu profites tout bonnement du temps passé à la chercher. S'il faut des années, tant pis, tu attendras et tu profiteras. Dans ta tête, tout ça c'était clair. Le jour où tu tomberas amoureux pour la première fois, ce sera la femme de ta vie, point final. Cette conversation que tu étais sur le point d'avoir avec Adriana, t'avais pas envie de l'engager, tu voulais pas tourner en rond encore une fois. Elle s'excuse pour sa disparition mais elle n'a pas vraiment l'air sincère puisqu'elle te répond presque machinalement, de cet air blasé qui ne lui va pas, en haussant les épaules. Cette moue là, c'était pas Adriana, pas celle que tu connaissais bien, pas celle dont tu t'étais attachée, pas cette fille blasée et vide d'émotions, vide d'explications, vide de passion. « Pourquoi t'es revenue, en fait ? » Égoïstement, t'aurais préféré qu'elle reste loin de toi plutôt qu'elle revienne changée et distante comme elle l'est devant toi à ce moment là. Mais surtout, la question qui te brûle les lèvres, c'est pourquoi ? Pourquoi elle est partie ? C'est tout ce que tu voulais savoir au fond, son voyage au Brésil ou l'humeur du moment de Kaya, tu t'en foutais complètement.

Tu te braques soudainement et tu serres les dents quand elle ressasse le passé, quand elle parle de ta lâcheté. Bras croisés, tête baissée en sa direction, tu ne sourcilles même pas lorsqu'elle s'approche de toi, s'armant de mots qui se veulent blessants et durs. Comme par réflexe et pur te protéger, tu te mets à rire jaune, ironique. « Donc c'est ça le plan ? On arrête d'être potes et on se fait la guerre ? On essaye de voir qui fait la pire crasse à l'autre, c'est ça ? » Tu secoues la tête sans perdre ce sourire mauvais qui ne veut pas disparaître de tes lèvres. Pour toi, cette situation devenait ridicule. « Si tu cherches juste à te venger, dis le moi. » Tu marques une petite pause et à ton tour, tu t'approches d'elle, un pas après l'autre tu réduis la petite distance qui vous séparant et tu te penches pour être à sa hauteur. Ta pupille fusillant la sienne, analysant son iris bleu clair à la recherche de la moindre réaction, à la détection de cet esprit revanchard qui semblait l'animer. « Si tu veux t'éloigner, dis le moi clairement. Maintenant. Et je respecterais ton choix. » Votre relation s'était à présent dégradé et au final, vous étiez peut être à la fin de cette histoire, vous écrivez peut être les derniers mots d'une page qui devra être tournée et oubliée.
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MessageSujet: Re: Back home. (andy)   Lun 25 Sep - 0:51

Lui tenir tête, c'est encore plus difficile que ce que je pensais. J'essaye de me convaincre que je suis forte, que j'ai une longueur d'avance sur lui, que c'est moi qui mène la danse, mais au fond je sais que c'est complètement faux. Je sais au fond que s'il brisait la distance qui nous séparait et qu'il me prenait dans ses bras, que jamais je n'aurais la force de le repousser. Parce que le serrer dans mes bras, c'est ce dont j'ai envie depuis six mois, depuis mon départ et même encore plus avant. J'ai essayer d'être courageuse, de me convaincre qu'avec le temps, il se dissipera de mon esprit, qu'il cessera d'hanter mes pensées et de détruire mon coeur. Je sais pas qui est le con qui a dit que le temps soignait les plus grandes blessures, mais il avait tord. À moins que je ne sois pas partit assez longtemps ? Pourtant six mois loin d'eux, loin de lui, ça m'a semblé être une éternité. Est-ce que je lui ai manqué ? Est-ce qu'il pensait à moi parfois ? J'aimerais avoir le courage de lui demander, mais Andy c'est pas le genre de mec à s'ouvrir sur ce genre de truc, à avoir de longue conversation sur les sentiments et toute cette merde. Alors qu'est-ce que j'espérais lorsque je ai avouée mes sentiments ? Putain d'erreur. Putain de connerie. Peut-être qu'un jour on tombera amoureux en même temps. Espérons que j'aille la force d'attendre ce moment, parce que plus le temps avance plus je me tue à essayer de supporter tout les sentiments qui me submergent lorsque son regard croise le mien. Mais il est important, bien trop important pour être seulement de passage. C'est une évidence. Et maintenant il se tient devant moi et je le regarde comme j'ai toujours rêvé qu'il me regarde, même si ses mots me transpercent. « Pourquoi t'es revenue, en fait ? » Pour toi. Pour combler ce vide. Mon manque. Je secoue la tête doucement, en haussant les épaules. Je n'avais aucune envie de lui répondre, alors je me redresse et je tente de reprendre mon air désinvolte.

Il se met à rire jaune. Sur le coup, j'ai envie de le pousser hors de ma chambre, de verrouiller la poignée de l'intérieur pour ne plus à avoir à supporter son regard et son rire. Ça me plaisait pas. J'aimais pas la façon qu'il avait de me regarder, comme si j'étais une inconnue, comme s'il cherchait à me retrouver derrière le masque du quel je me cachais. « Donc c'est ça le plan ? On arrête d'être potes et on se fait la guerre ? On essaye de voir qui fait la pire crasse à l'autre, c'est ça ? Si tu cherches juste à te venger, dis le moi. » J'aime pas ce revirement de situation, j'aime pas la sensation que me procure cette discussion. C'était pas supposé se passer comme ça, il était pas censé reprendre le contrôle de la situation. Pas maintenant, pas comme ça. « Tu comprends vraiment rien, Andy. » Et c'était le cas. Certes, je voulais me venger, enfin, au début c'était le cas, je voulais le brusquer, le forcer à parler, à avouer que je lui avais manqué. Lui faire réaliser des choses, je ne voulais pas être l'une de ces filles banales. Je vouais être; cette fille. Depuis beaucoup trop longtemps déjà. Je voudrais me détacher, lui dire de me laisser, mais lorsqu'il s'approche de moi, détruisant la distance qui nous séparait alors, je ne peux m'empêcher de planter à mon tour mes iris dans les siens, laissant tomber mon masque. « Si tu veux t'éloigner, dis le moi clairement. Maintenant. Et je respecterais ton choix. » Je le détaille du regard, comme si c'était la première fois que je voyais les traits de son visage, même si je le connaissais déjà si bien. La tension est palpable, je sens son souffle irrégulier contre mon visage. Il me regarde, attend une réponse. Je m'humecte les lèvres, en cherchant une parcelle de courage en moi. Ça c'était déroulé si vite, s'il y a quelques minutes j'étais sûre de moi, c'était plus du tout le cas à présent. Sa présence aussi près de moi, m'avait fait perdre tous mes moyens. Andy, il a toujours eu ce don pour me déstabiliser, seulement avec son regard, avec un touché. Sa présence qui autrefois m'était rassurante, m’effraie à présent.  « C'est pas ce que je veux. Je veux seulement que tout redevienne comme avant. Avant que je te dise que je t'aimais, parce que je peux pas supporter le regard que tu me lances. Comme si tout était différent maintenant que t'es au courant. » Il ne pourra jamais comprendre comment ça fait du bien d'être enfin libéré de ce secret, que je tentais de garder pour moi, par peur de le perdre, craignant de lui faire peur. Je me retourne et va m'asseoir sur le bout de mon lit, en soupirant. « Je vais jamais te demander de m'aimer, mais s'il te plait, me regarde pas différemment. Je suis toujours la même, Andy. » Que je lance, sans réellement savoir si j'y croyais vraiment. Parce que même si je suis toujours physiquement la même, intérieurement j'ai l'impression d'avoir mûrit, grandit. Jamais j'aurai pu tenir tête à Andy et voilà qu'aujourd'hui j'ai tenté. J'ai l'impression que beaucoup de chose sont sur le point de changer, mais pour le moment, tout ce que je veux vraiment savoir, c'est ce qui court dans son esprit en ce moment alors qu'il a les yeux rivés sur moi. 
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